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Monographie élaborée en 1887 par l'instituteur de Bours(65).
ce travail a été demandé à tous les instituteurs de France. Ces monographies
peuvent être consultées aux archives départementales.
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Monographie
de Bours
Bours est une commune des Hautes-Pyrénées,
arrondissement de Tarbes, canton de Tarbes nord. Ce lieu est situé
dans la partie septentrionale de cette ville ; cinq kilomètres
le séparent de la préfecture.
Il est bordé au midi, par Aureilhan ; à l’ouest
par Bordères et Bazet ; au nord, par Bazet et Aurensan ; à
l’est, par Chis et Orleix. Sa superficie est de 448h,9570.
plan de la commune de Bours
Le territoire de Bours est assis au sein de la belle plaine de l’Adour.
Le village en occupe le centre. Il a ses maisons groupées autour
du clocher gothique qui les domine.
Ce petit bourg très gracieux se dérobe de loin au regard.
Les bordures d’aulnes mêlés aux peupliers d’Italie
à la taille élancée, protègent les propriétés
qui l’environnent et forment autour de lui un véritable
nid de verdure pendant la belle saison. Ici, la plaine est vaste et
unie ; pas le moindre accident de terrain. Aussi de nombreux cours
d’eau parcourent le territoire dans tous les sens et y entretiennent
la fraîcheur et la vie. Ces cours d’eau sont : l’Adour
qui coule à deux cent mètres à l’ouest
de la localité. Sur la rive gauche du fleuve, un canal appelé
communément l’Agaou de Bazet, arrose les propriétés
limitrophes, et se dirige vers le village
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voisin. Un second canal dérivé
du fleuve en amont du territoire, limite le bourg au couchant ; il
fait mouvoir le moulin Castaing, autrefois le château du seigneur
de Bours, et alimente le canal de l’Aiguillon qui traverse le
nord-ouest du territoire. A l’est, le ruisseau de l’Ailhet
coule à trois cents mètres. Il est alimenté par
un petit bras de l’Adour puisé auprès du pont
à Tarbes, et fait mourir la scierie Lartigue et le moulin Barzun,
situés l’un et l’autre à proximité
des habitations. De nombreux ruisseaux sont dérivés
de l’Ailhet : les uns parcourent le village dans tous les sens
et y font régner une propreté salutaire ; les autres
coulent le long des routes et à travers les prairies, en y
apportant une heureuse fertilité. L’Adour et ces divers
canaux sont traversés par des ponts solidement construits ;
par ailleurs ils sont guéables partout. Le fleuve subit des
crues parfois assez considérables, soit à l’époque
de la fonte des neiges, soit à la suite de pluies continues
dans les régions montagneuses. Grâce aux nombreux taillis
qui entourent son lit, les terres voisines sont à Bours assez
préservées contre les ravages de l’inondation.
L’eau des canaux est aussi réglée par des écluses
qui peuvent mettre à l’abri de tout danger.
Le sol de Bours est sablonneux. Il est recouvert d’une légère
couche de terre d’alluvion ; aussi sa fécondité
n’est que moyenne. Il n’y a pas d’eau de source.
Mais l’eau des puits qui sont très nombreux est potable
grâce à sa filtration à travers le sable.
L’altitude de Bours est de deux cent quatre
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vingt mètres au-dessus du niveau de
la mer. Son climat est tempéré. Les vents du sud-ouest
et de l’ouest y soufflent avec violence ; ils sont ordinairement
les précurseurs du mauvais temps tandis que les vents de l’est
et surtout du nord-est maintiennent des jours sereins. Ces courants
atmosphériques qui sont les plus fréquents soufflent
d’ordinaire alternativement. L’air y est salubre. La population
possède toujours plusieurs octogénaires et même
des nonagénaires.
II
D’après le recensement de 1886, la population
de Bours est de 407 habitants. Ce chiffre reste stationnaire depuis
de longues années, parce qu’il y a une petite immigration
parmi l’excédent des naissances
Comme le village est groupé, il n’y a ni sections, ni
hameaux. Toutefois on distingue des quartiers selon la position que
l’on occupe relativement à la Mairie. Ces quartiers sont
au nombre de cinq . On appelle quartier sud, les maisons situées
sur la route de Tarbes au sud de la Mairie, quartier nord, celles
qui sont placées sur la route qui conduit à ce village
; quartier du Couvent, celles qui entourent cet établissement.
Le quartier sud compte 108 habitants, le nord 69, l’ouest 65,
le chemin de Bazet 97 ; le
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quartier du couvent 68. Le nombre total des
feux est de 93. Notre Conseil municipal se compose de dix membres.
Il y a comme fonctionnaires municipaux : un maire, un adjoint, un
garde champêtre, un valet commun. Bours possède une section
de compagnie de pompiers.
La religion catholique est seule reconnue : le culte est célébré
par un desservant. Bours dépend de la perception de Tarbes
nord. Il est desservi par cette dernière ville pour les postes
et les télégraphes. Le facteur y fait une levée
et une distribution par jour ; la valeur du centime pour les propriétés
bâties est de 0F.1097 et de 0,10912 pour les propriétés
non bâties. Les revenus ordinaires s’élèvent
à 4038.
III
Le terrain de Bours n’est pas également fertile. La portion
du territoire située à l’est des habitations est
plus calcaires et se compose d’une plus grande quantité
de terre végétale. Dans l’une et l’autre
part, les plantes agricoles y sont cependant nombreuses. Outre le
seigle, le froment et les variétés spéciales
de blé, on cultive le maïs sur de grandes surfaces, grâce
à la faculté d’irrigation. Cette dernière
production qui nous intéresse le plus présente par hectare
les chiffres de 48 hectolitres, soit 624, tandis qu’an hectare
de blé ne produit que 24 hectolitres, et son rendement ne peut
être
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évalué qu’à la somme
approximative de 480.
Le climat de Bours se prête d’une manière toute
particulière à la culture maraîchère.
Le lin et le tabac sont les seules cultures industrielles.
Le communal de Bours n’est point soumis au régime forestier.
C’est le Conseil municipal qui s’occupe des plantations
et des ventes, en se conformant à des décisions préfectorales.
Plusieurs essences d’arbres croissent dans nos forêts
: le peuplier commun, le platane et l’acacia longent les deux
rives de l’Adour sur une largeur de cent mètres ; l’aulne,
le chêne, l’orme, le noyer et le peuplier d’Italie
occupent un grand espace.
D’autres arbres, tels que les arbres fruitiers dépérissent
de bonne heure. Les fruits qui décorent aujourd’hui nos
jardins et nos vergers se réduisent à quelques espèces
: la poire, la pomme, le coing, l’abricot, la pêche, la
cerise, la prune, la noix, la noisette et la châtaigne.
Le figuier dont le bois est très poreux, tendre, dont la sève
est très abondante, est très délicat et gèle
dès que la température s’abaisse insensiblement.
Aussi, il n’est pas rare de le voir surpris par la gelée
pendant les nuits claires de mai.
Les nombreuses causes de dangers que font courir à la fleur
délicate de la vigne les intempéries des saisons, et
à son fruit la maladie récente de l’oïdium
font que les vins deviennent une faible ressource locale. Avant l’apparition
de celui-là jusqu’en 1880, la vigne produisait en abondance,
mais seulement la qualité de
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nos vins laissait toujours à désirer.
A Bours, pas de troupeaux de moutons.
Actuellement, il y a soixante onze chevaux de deux cent quatre vingt
douze vaches. Les habitants élèvent beaucoup de volailles
et notamment des oies.
La truite, l’anguille, le brochet, le goujon, la loche et le
vairon peuplent nos rivières. La pêche pourrait devenir
assez importante si la loi était respectée. Chaque année,
et chose regrettable, en juillet et en août, le chlore jeté
par la main des pêcheurs porte ses ravages chez la gent poissonneuse.
Quatre usines importantes fonctionnent dont deux moulins, une scierie
et un matériel à battre.
Les routes sont les seules voies de communication ; elles sont bien
entretenues.
Une route départementale n° 1 parcourt la commune du nord
au sud, et seule nous permet de communiquer avec le chef-lieu, tandis
qu’un chemin vicinal n° 14 qui va de Bordères à
Orleix la partage en deux parties égales.
Le chemin de Bazet, non classé, prend naissance au centre du
village et va aboutir au chemin vicinal n° 5, dans un territoire
étranger. Deux courtes voies dites de jonction partent de la
route départementale et la relient : la première au
chemin de Bazet, l’autre à la route nationale n°
21.
Le pont en bois qui est sur l’Adour fut reconstruit en 1877,
l’ancien ayant été renversé
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par l’inondation de 1875. Plusieurs aqueducs sont jetés
sur divers canaux, le plus utile est le pont de la Carbonne construit
en 1804 et restauré en 1839.
Chaque propriétaire a pour ainsi dire son break. Le commerce
par ce moyen de transport trouve une source de richesses dans la vente
du lait et des légumes.
Les mesures non soumises aux principes de la numération décimale
ont complètement disparu.
IV
Bours, d’après les linguistes, est un nom d’origine
celtique. Ce mot d’après eux signifie terre, bourbier.
Cette signification pouvait bien s’appliquer avec justesse à
ce lieu. Sa situation au sein d’une vaste plaine, au milieu
de nombreux cours d’eau, rendait autrefois son terrain marécageux.
La terre de Bours située à cinq kilomètres de
Tarbes, capitale de l’ancienne Bigorre, a toujours suivi le
sort de cette province. Mais à quelle date remonte la fondation
du village ? Il n’y a pas de titres pour nous fixer sur ce point.
Son étymologie donne à entendre cependant que Bours
était un lieu connu dès la plus haute antiquité.
D’après cette opinion, ses premiers habitants auraient
fait partie de la tribu Riparia Aturensis, alentours de Tarbes, qui
était
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l’une des
tribus de la plaine du pays des Bigourdans (Bigorre) signalés
par Jules César. Ils auraient subi la domination romaine lorsque
la Novempopulanie fut à son tour soumise par ces maîtres
du monde.
Les Barbares vinrent au V° siècle renverser l’empire
de Rome. La Bigorre ne fut pas à l’abri de leurs ravages.
Elle vit passer tour à tour les Vandales, les Wisisgoths qui
y séjournèrent 80 ans, les Musulmans vers 730, les Normands
au IX° siècle. Ces derniers remontaient les fleuves sur
leurs barques légères. Lorsqu’ils vinrent saccager
Tarbes, ils suivirent le cours de l’Adour plus important à
cette époque qu’aujourd’hui. Les nombreux canaux
qui arrosent la plaine de nos jours coulaient en ce moment dans le
lit du fleuve. Ces Barbares si redoutables détruisaient tout
sur leur passage. Bours, placé sur les bords de l’Adour
ne fut pas certainement épargné.
Dès le X° siècle, après les désastres
causés par les invasions des Barbares les populations se groupèrent
autour d’un château, d’un monastère ou d’une
cité fortifiée pour se préserver des surprises
de l’ennemi. Bours eu aussi son château. IL était
situé au nord-ouest du village. C’est aujourd’hui
le moulin de Lucien Castaing, portant encore le nom de « mouli
dou castet » moulin du château. La maison d’habitation
est en partie conservée. Elle est d’une construction
très ancienne et possédait récemment au sud-est
une tourelle qui rappelait les vieilles constructions féodales.
Les châteaux de
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cette époque se trouvaient sur des hauteurs ou sur des terrains
propres à la défense. Quoique Bours soit au sein d’une
vaste plaine non interrompue, le château est sur une légère
éminence par rapport aux terrains qui le bornent au sud, à
l’ouest et au nord. A l’est la porte d’entrée
défendue par un canal large et profond.
La terre de Bours relevait à cette époque de la seigneurie
de Dours. Au XIII° siècle, la dame de ce lieu était
mariée au vicomte de Lavedan. La maison vicomtale de Lavedan
était la première de la province de Bigorre après
celle du comte du pays. Elle accomplit d’importantes missions
auprès des rois d’Aragon et fut alliée aux Bourbons
vers le XIV°siècle. Cette circonstance nous dit assez que
la terre de Bours était sous la dépendance d’une
maison brillante.
Cependant au XIII° siècle, Bours eut pour seigneur les
religieux de l’Escale-Dieu. Pour expliquer la présence
de ces nouveaux maîtres, il y a la légende et l’histoire.
D’après la légende, la châtelaine de Bours
devenue veuve fut atteinte de la lèpre. Cette maladie contagieuse
et redoutable l’obligea à se séquestrer du monde.
Retirée dans son vieux castel, abandonnée de tout le
monde, elle attendait dans la douleur et dans les larmes la fin de
sa triste destinée. Un moine bénédictin qui voyageait
pour les affaires de son monastère, vint à passer au
village. Instruit de l’affreux malheur qui pèse sur la
Dame de Bours,
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Il se présente à la porte du manoir où il est
reçu avec une grande surprise. Après avoir donné
à la malheureuse recluse toutes les consolations que sa charité
pouvait lui inspirer, le religieux lui promet que son monastère
ne l’abandonnera pas désormais. Heureuse du secours qui
lui venait dans son infortune, la châtelaine reconnaissante
fit don de ses terres aux religieux de l’Escale-Dieu, d’où
dépendait le bénédictin qui vint le premier chercher
à adoucir son malheur.
Cette légende est détruite par un acte plus authentique.
Les archives des Hautes-Pyrénées, dans les titres de
l’Escale-Dieu disent : « Le 13 février 1252, Simone
Dame de Dours. Raymond Garcie et Péregrin de Lavedan, ses fils,
firent donation de la terre de Bours au monastère de l’Escale-Dieu,
à charge d’un anniversaire pour le repos de l’âme
de Péregrin de Lavedan, leur époux et père ».
L’abbaye de l’Escale-Dieu avait à cette époque
la faveur de toute la noblesse de la Bigorre. Fondée en 1140
par les comtes du pays, elle eut bientôt une renommée
immense Saint-Bertrand-de-Comminges, Saint Raymond le fondateur des
chevaliers de Calahava, s’étaient élevés
dans ce monastère. Plusieurs comtes de la province le choisirent
pour le lieu de leur sépulture, ce qui le fit appeler «le
Saint Denis des comtes de Bigorre » . Aussi les nobles du pays
le comblaient de leurs libéralités ; et ce fut sous
l’influence de ce courant que la dame de Péregrin de
Lavedan lui fit don de sa terre de Bours. C’était donc
au XIII° siècle que le village de
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Bours fut placé sous la dépendance des religieux de
l’Escale-Dieu.
En 1342, Mgr Pierre Raymond de Montbrun, évêque de Tarbes
divisa le diocèse en diaconés et archidiaconés.
Le Pouillé du diocèse, publié par Larcher, place
Bours dans l’archidiaconé de Ste Marie de Tarbes et dans
l’archiprêtré d’Orleix.
L’histoire locale ne fait plus mention de Bours jusqu’au
XVI° siècle. En 1569 la Bigorre passa par une tourmente
qui rappelait les désastres des Barbares . Les protestants,
sous la conduite de Montgommery, font une irruption soudaine dans
ce pays. Toutes les églises de la plaine furent brûlées.
C’était en septembre 1569. Avec les églises disparurent
la plupart des titres qui pouvaient servir à l’histoire
de chaque lieu. Aussi le nom de Huguenot (Huganaou) est encore un
nom maudit parmi les gens du peuple.
Le seigneur de Bours était loin d’être le propriétaire
de toutes les terres de la communauté. Il existe deux livres
terriers dressés d’un commun accord par les religieux
et les habitants. D’après ces documents, la superficie
du territoire était de 1281 journaux. 98 composaient la propriété
des religieux, le reste était divisé entre les particuliers.
Ces livres font mention de la redevance que le village faisait au
seigneur. Ils nous disent encore que toute la communauté tenait
des assemblées plénières, lorsqu’il fallait
discuter sur des affaires d’un grave intérêt.
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Les habitants se réunissaient au son de la cloche sur la place
publique, à jour et heure fixes, après avoir été
convoqués à l’église huit jours à
l’avance.
Voici, d’après les anciens livres terriers, la redevance
faite au seigneur par chaque feu allumant et par chaque arpent de
terre, suivant les quartiers à titre de fief :
Une 1re note datée de 1561 s’exprime ainsi « Dans
le lieu de Bours chaque feu allumant paye trois quartiers d’avoine,
une poule, un soul quatre deniés et demy payables à
la Toussaints. Et le reste des autres terres payent les fiefs, sçavoir
: les vergiers et les preds six deniers par journal ; la terre labourable
quatre deniers et demy sauf le parsan d’Arti guebernét
qui comprend devant, au cap dernier le bois de Bours, au Brequeronat
et aux prads deu saq, qui paye trois deniers par journal. La terre
labourable de l’Artiguebernét ne paye point de fiefs.
Et c’est suivant la recognaissance faite à Messire Jean
de Moustier, Mre des Requestes, conseiller du Roy, évesque
de Bayonne et abbé de l’abaye de l’Escale-Dieu,
seigneur du dit Bours et autres places. La dite Recognaissance dattée
du quatrième jour de juin mil cinq cent soixante-un et signée
de Maurolis notaire de Saint-Gaudens . »
Un siècle plus tard une 2e note donne la valeur des fiefs,
pour les terres « L’an mil six cent soixante-un dans le
mois de mars et d’avril du vouloir et consantement de dom Alexandre
de Sarramca de Montarredon, prieur de l’Abbaye de l’Escale-Dieu,
faisant tant pour le seigneur abbé que chapitre de ladite abbaye,
seigneurs de Bours et autres places et à la Requisition du
Pey Descamps, dit Pey de charron, de Jean Dufouich Mousset consuls
; ensemble de tous les habitants
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et la plus grande partie des bien tenans, ainsi
qu’appert de l’acte reccu par Me Nicolas Mauran, notaire
de Tarbe. Je Raymond Lafontan de Saint Bouès en la jurisdiction
de Marciac soussigné, certifie avoir agrémensé
le territoire de Bours, scis en la comté de Bigorre, lequel
arpantement ay fait bien et justement faisant l’arpent de quatre
journaux : le journal quarré de seize lattes, la late de quatorze
pams qui est conformément à la persche et mesure de
Rabastens comme estant le dit Bours du quarteronnage de la dite ville,
divisant le journal en seize places et après avoir rédigé
par escrit le présent livre et en avoir fait la supputation
du dit arpantement ay trouvé estre le territoire du dit Bours
de la contenance de mille deux cent huitante-un journal un quart une
place. Et c’est sans y comprendre nonante-huit journaux trois
quarts demi places trois quarts de terre noble que les dits seigneurs
religieux pocèdent au dit Bours, ainsi qu’est Mentionné
en leur livre du présent arpantement, lesquelles terres nobles
de n’ay pas excrit au présent livre pour n’être
point subjetes au département des affaires de la communauté.
Les fiefs se payent sçavoir les vergiers, preds, bois et saligas
à raison de six deniés par journal ; les terres labourables,
quatre deniés et demy par journal, fors le parsant d’Artiguebernét
que les terres auvertes payent trois deniés par journal se
montent vingt-quatre livres seize souls huict deniés un sixième,
un vingt-quqatrième, un trente-deuxième, un soixante-quatrième
et un trois cent huitante quatrième. Et pourtant le dit arpantement
ay toujours eu pour indiquateur Pey Descamps et Barthélémy
Bugar du dit Bours, ayant été choysis par les dits habitants
et bien tenants des plus intelligents pour c’est effet. En foy
de quoy me suis signé ; sans préjudice de treize livres
din sols qu’ils me restent de compte fin.- Fait à Bours
le treizième jour de janvier mil six cent soixante-quatre.-
Signé : fafontan agrimenseur
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Le livre terrier de 1713 ne signale aucun changement pour la valeur
des redevances au seigneur. D’après ces divers écrits,
nous avons la vérité à propos des charges qui
ont pesé pendant des siècles sur les habitants de Bours
vis-à-vis de leurs maîtres.
Vers 1740 le pont de l’Adour de Tarbes renversé par l’inondation
de 1875, commença à être construit.
Plusieurs villages situés sur la rive droite du fleuve concoururent
à cette édification. Bours fut de ce nombre. Ces villages
furent en reconnaissance dispensés du droit de péage.
Nous voyons par cette particularité que Bours eut toujours
avec son chef-lieu des relations de haut intérêt.
Nous arrivons à la Révolution française dont
la première étape fut l’assemblée des Etats-généraux
de 1789. La société se transforme sur notre France.
Le pays de Bigorre fit un accueil enthousiaste aux idées nouvelles,
et Bours entra avec ardeur dans ce mouvement.
De nombreux écrits de cette époque conservés
dans la localité témoignent de l’intelligence,
de l’énergie et du patriotisme de ses habitants.
La municipalité y est organisée selon les instructions
de l’assemblée nationale. Elle fonctionne avec une vigilance
digne d’éloges. Le 14 juillet 1790 – l’an
second de la Liberté – elle célèbre la
fête de la Fédération avec toute la pompe dont
elle peut disposer.
« Considérant, dit le rapport à ce sujet, que
la journée du 14 juillet courant étant consacrée
par le décret de l’Assemblée nationale pour le
pacte d’union universel qui doit assurer à jamais la
Révolution qu’opèrent les immortels travaux
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de nos augustes représentants, cette journée soit solennisée
par une fête qui sera ordonnée dans ce lieu ; en conséquence
le procureur de la commune requiert les Maire et officiers municipaux
de délibérer incessamment que le 14 juillet sera célébré
en ce lieu comme une fête sacrée, et qu’à
cet effet les travaux seront suspendus….. » La messe solennelle
à dix heures, la prestation du serment fédératif
fait par chaque citoyen à la fin de l’office aux membres
municipaux réunis par l’organe du Maire, des salves de
mousqueterie exécutés à la porte de l’Eglise
par seize jeunes gens pendant ce moment solennel : telle est la première
partie de cette fête. Le soir du même jour, à cinq
heures, chant du Te-Deum, nouvelles salves de mousqueterie et feux
de joie sur la place publique.
Ce souvenir nous dit que Bours accueillit avec enthousiasme les idées
du jour.
Il participe généreusement aux réquisitions que
la Nation lui impose pendant plusieurs années. Les habitants
notables de cette époque furent de plus non des rêveurs,
mais des hommes pratiques. Grâce à leur initiative, Bours
put creuser sur le territoire d’Aureilhan et de Tarbes des canaux
pour alimenter le ruisseau de l’Ailhet.
Ces travaux furent terminés l’an 8 de la République.
Les vacants qui occupaient la rive gauche de l’Adour sur le
voisinage des terres de Bazet et de Bordères furent défrichés
et partagés par les habitants. Ils rachetèrent encore
les biens des religieux devenus biens nationaux. La
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première soumission offrait à
la nation quarante-huit mille livres. Cette affaire longue et difficile
à traiter arriva cependant à bonne fin.
Après la tourmente révolutionnaire, vient la grande
époque militaire. Pendant les guerres de la 1ère République
et du 1er Empire, les enfants de Bours se trouvent eux aussi sur tous
les champs de bataille de l’Europe. Ils furent braves et dévoués
à la patrie, et le souvenir de quelques uns de ces obscurs
soldats du devoir est encore conservé dans plusieurs de leurs
familles.
En 1814, notre pays subit les humiliations de l’invasion. Ce
fut au mois de mars de cette année que Bours vit arriver les
alliés (Anglais, Espagnols, Portugais). Une partie de l’arrière-garde
du maréchal Soult placée sur la colline d’Oléac
autour du château actuel de M. Ségur d’Aguesseau,
et sur la colline d’Orleix à Sarrouilles livra un combat
qui dura toute la journée et arrêta un instant la marche
de l’ennemi. Il y eut de part et d’autre beaucoup de tués
et de blessés. La plupart des morts furent ensevelis dans une
tranchée qui fut pratiquée auprès d’un
bois, dans un lieu nommé Castériou. Les officiers supérieurs
anglais suivaient du clocher de Bours les péripéties
de la lutte.
Depuis cette époque aucun événement extraordinaire
ne s’est produit dans le village.
Les habitants de Bours s’intéressent aux progrès
qui signalent notre siècle, et sont
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fidèles aux lois du pays.
Bours n’a pas donné le jour à des personnages
célèbres. Néanmoins à côté
des seigneurs du lieu, cette terre a vu des personnages notables.
Nous signalerons rapidement ces familles marquantes.
La plus ancienne nous paraît être la famille Duffourc
de Piémontais. Sa terre est signalée sur la carte de
l’Etat major ; elle appartient aujourd’hui à M.
Louis Cazères, descendant de cette famille.
Au commencement du XVIII° siècle noble Duffourc de Piémontais
était marié à noble Anne de Fornets, qui possédait
aussi de belles terres à Bours. Leur fils épousa Melle
Marie Dupont. De ce mariage naquirent seulement plusieurs filles ;
c’est ainsi que disparaît le nom de Duffourc de Piémontais.
Ce dernier Duffourc est au nombre des bienfaiteurs de l’hospice
de Tarbes. Son nom figure à la date de 1788 sur la plaque de
marbre qui perpétue le souvenir des bienfaiteurs de cet établissement.
La famille Duffourc de Piémontais était parente de la
famille Duffourc d’Antist, ancien seigneur du village de ce
nom.
En 1745, M. Cazères, avocat au parlement de Toulouse épousa
Mlle Marie Duffourc de Piémontais, fille de noble Duffourc
et de Marie Dupont. M. Louis Cazères, avocat lui
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aussi de la faculté de Toulouse, leur
arrière petit fils, est en ce moment le représentant
de cette famille. L’étude du droit est donc en honneur
dans cette maison. Elle conserve encore l’estime et la considération
des habitants de Bours qui ont toujours trouvé auprès
de ces maîtres des bienfaits nombreux et de sages et utiles
conseils.
Entre Aureilhan et Bours, se trouve la baronnie de Hiis. Le baron
de Hiis (de Finibus) paraît dans l’histoire de la Bigorre
dès le XI° siècle. Une de ses terres était
sur le territoire de Bours au sud du village et appartenait jusqu’en
1862 à une branche de cette famille éteinte aujourd’hui.
C’était M. Salles de Hiis. M. Salles était conseiller
du sénéchal de Bigorre en 1790.
Cette terre a été achetée en 1863 par M. Duboé,
neveu du général Lafaille de Pouzac, cousin du général
Lafaille de Hiis. M. Duboé fut élève de Saint-Cyr.
Promu sous-lieutenant à l’examen de sortie, capitaine
à vingt-quatre ans et intendant peu après. Sa santé
ne lui permettant pas de continuer la carrière militaire, l’obligea
à prendre un emploi civil, et fut nommé sous-préfet
d’Argelès. Il est mort à Bours en 1877, laissant
le souvenir d’un homme de bien.
La famille Dupont était encore une famille de Bours très
distinguée. Elle a compté des officiers. En 1748, M.
Dupont signe au registre de l’état civil avec la mention
: capitaine d’infanterie. Aujourd’hui la maison Dupont
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toujours remarquable par ses vieilles constructions encore debout,
est un couvent de sœurs de St Joseph.
Pierre Bonnefont né à Bours en 1754 était chanoine
de la cathédrale de Tarbes en 1780.
Au moment de la Révolution, il émigra et se réfugia
tour à tour en Espagne, en Angleterre et en Allemagne. A son
retour de l’exil ses terres qui avaient été d’abord
confisquées par la nation, appartenaient à M. Depène
plus tard maison Barzun. Il trouva cependant une généreuse
hospitalité auprès de ces nouveaux maîtres et
mourut à Bours en 1824.
Telles sont les notabilités de ce village dont le souvenir
est encore conservé.
Le patois bigourdan est le langage usuel des gens de Bours. Le français
y est compris et même assez bien parlé aujourd’hui.
Il n’y a pas de chants locaux.
Le culte catholique est seul reconnu. Le service religieux est fait
par un desservant.
L’habitant de Bours est simple, naïf, pacifique, laborieux,
économe. Cette localité n’a pas connu jusqu’à
cette heure les divisions qui règnent dans tant d’autres
endroits. Toutefois l’égoïsme, cette grande plaie
de notre époque, y pénètre en ce moment et refroidit
les rapports de famille autrefois pleins d’une si franche cordialité.
Le costume de l’habitant de Bours est celui de l’habitant
de la plaine de Tarbes.
Depuis quelques années, le luxe y fait quelques
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progrès, néanmoins le béret
demeure la coiffure privilégiée de l’homme, le
mouchoir celle de la femme.
Le maïs joue un grand rôle pour l’alimentation, surtout
pendant l’hiver. Le blé est cependant la nourriture prédominante.
Il n’y a pas de monuments. Une pierre sur laquelle est sculpté
le monogramme du Christ est le seul souvenir d’antiquité
qu’on y trouve. Elle sert de margelle au puits de la maison
commune. D’où provient-elle ? On l’ignore.
Les pierres de ce genre se trouvaient dans les constructions des monastères
du XI° au XIV° siècle et dans les édifices des
Templiers.
Les archives communales sont assez pauvres. Cependant il y a quelques
documents qui peuvent aider à établir l’état
de la commune depuis trois cents ans. Ces documents sont :
1° un livre terrier de 1661
2° un 2° livre de 1713
3° les registres de la paroisse depuis 1743 jusqu’à
nos jours
4° un registre de délibérations du Conseil général
et révolutionnaire de la commune de Bours
5° les cahiers des délibérations du Conseil municipal
depuis cette époque
Il n’y a pas d’ouvrages ni de monographies de cette localité.
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Enseignement
L’enseignement primaire était donné à Bours
avant la Révolution par des instituteurs ne possédant
aucun titre. Il était distribué par un maître
d’école nommé régent et fréquenté
seulement par les garçons. Ce fait résulte de plusieurs
écrits de la commune.
Pendant la Révolution cet enseignement fut organisé
suivant l’ordonnance du 29 frimaire. L’école était
fréquentée par vingt-sept garçons.
Le maître s’engageait à leur apprendre la lecture,
l’écriture et les premières règles de l’arithmétique.
Voici la soumission faite à cette époque par le citoyen
Dantin de Bours, régent de l’époque.
« Je soussigné Jean Pierre Dantin géomètre,
en vertu du premier décret de la Convention nationale du 29°
jour de frimaire dernier, sur l’organisation publique, je déclare
à la commune de Bours que je suis dans l’intention d’ouvrir
une école et je me propose d’y enseigner à lire,
à écrire, et à y donner les premières
d’arithmétique, en me conformant dans mes enseignements
aux livres élémentaires adoptés et publiés
à cet effet par la représentation nationale. »
Bours le neuf germinal deuxième année républicaine
– Signé : Dantin. »
A la suite se trouve le procès verbal d’installation
du citoyen Dantin en qualité
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d’instituteur public et dans les délibérations
de l’année d’après, le traité conclu
entre lui et la commune.
Procès verbal d’installation
« Séance publique et révolutionnaire du Conseil
général de la commune de Bours du dix-neuf floréal,
2° année républicaine.
Présents les citoyens Jean Cazères, maire, président,
Verges officier municipal, Ducos agent national, Carrère, Vignes,
Duco, Pouey, Lartigue notables.
L’agent national a dit que sur le registre ouvert par la municipalité
à l’effet de recevoir les inscriptions des Citoyens et
Citoyennes qui voudraient user de la liberté d’enseigner
en vertu de la loi du dix-neuf frimaire dernier sur l’organisation
de l’instruction publique, le Citoyen Jean Pierre Dantin, géomètre,
ci-devant régent ou maître d’école, si inscrivit
le 9° germinal dernier, l’agent national requiert : attendu
que les registres sont restés ouverts et qu’aucun Citoyen
ni Citoyenne ne s’est présenté ; que le citoyen
Dantin fait toujours les foncions d’instituteur depuis son inscription
conformément à sa déclaration ; qu’il a
été agréé et choisi par les pères,
mères, tuteurs ou curateurs des enfants qui sont tenus d’envoyer
aux écoles du premier degré d’instruction ; l’assemblée
procède séance tenante à l’établissement
dudit instituteur en se conformant à la loi précitée.
Surquoi, vu le réquisitoire ci-dessus, l’assemblée
pénétrée du zèle quelle doit porter à
l’instruction publique, conformément aux lois républicaines,
il est de toute nécessité de pourvoir à l’établissement
d’un instituteur dans la présente commune, et le certificat
de civisme et de bonnes mœurs en
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date du 30 ventose dernier signé et
approuvé par nous et par les administrateurs, membres du district
de Tarbes, visé, ratifié et signé par sept membres
du Comité de surveillance du département des Hautes-Pyrénées,
le 7° germinal dernier.
Vu aussi qu’il a toujours fait les fonctions d’instituteur
depuis son inscription, conformément à sa déclaration.
Vu encore ses talents, ses lumières et son zèle pour
faire apprendre et publier les lois et la morale républicaine,
l’assemblée a adopté et adopte unanimement pour
instituteur de la dite commune le dit citoyen Jean Pierre Dantin géomètre.
Ont signé tous les membres présents.
Traité
« Le douze prairial an 3 de la République française
dans la commune du lieu de Bours, la majeure partie des citoyens y
étant assemblés, et tous convoqués par l’ordre
du maire pour leur annoncer qu’il y a un an écoulé
que le citoyen Dantin commença ses fonctions d’instituteur
et de secrétaire dans la présente commune et qu’à
ces fins l’assemblée est invitée à délibérer
s’ils sont dans l’intention de continuer à prendre
pour la seconde année déjà commencée le
dit citoyen Dantin, celui-ci a été de son côté
invité à déclarer s’il veut continuer les
dites fonctions pendant le cours de la présente année
sous les gages de l’année dernière qui étaient
d’une mesure forment pour chaque enfant qu’il a enseigné
à lire et de deux mesures du même grain pour ceux qu’il
a enseigné à lire, à écrire et à
calculer dans l’ancien et le nouveau genre, moyennant encore
sept cent cinq centimes par char de vin qu’il devra
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Mesurer ou jauger, vingt-cinq centimes pour chaque messe funéraire
et enfin moyennant la somme de cent-vingt francs payables par moitié
de six en six mois de service par le Percepteur de l’Arrondissement
en vertu des mandats tirés sur lui à prendre sur le
fond du budget. En conséquence le citoyen Dantin et les habitants
présents ont répondu affirmativement de remplir pendant
le courant de l’année les devoirs qu’à chacun
concerne ; les tous obligeants leurs biens et salaire à justice.
»
Les noms des Instituteurs depuis cette époque nous sont connus.
Les voici par ordre de succession :
M.M. Dantin 1790 à 1801
Brau 1801 à 1804
Soulez 1804 à 1827
Baqué 1827 à 1828
Dorat 1828 à 1866
Moret D. 1866 à 1886
Moret J. 1886
A côté de l’école de garçons une
école de filles fut fondée vers 1840. Trois institutrices
y ont professé jusqu’en 1868.
Ce sont :
Melles Fernandez
Barus
Sastourné
Depuis cette époque l’instruction est donnée aux
jeunes filles dans une école dirigée par les sœurs
de St Joseph de Tarbes.
La maison d’école de garçons a été
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reconstruite en 1868. Elle est convenable,
elle n’exige pas encore d’amélioration à
réaliser.
La salle de classe qui est fort bien aérée a 6m,70 de
long sur 6m,40 de large et 3m,40 de haut, soit 145m3,702. Au premier
de trouve la salle de la Mairie.
Le logement de l’Instituteur n’est pas contigu à
la maison d’école, la cour l’en sépare.
Une cuisine et une salle à manger séparées par
un corridor prolongé jusqu’au jardin forment le rez-de-chaussée,
deux chambres composent le premier, et enfin arrivent les combles.
A l’extrémité sud du jardin dont la surface est
de 126 m2 sont situés le hangar et les volières.
Les enfants assistent assidûment aux classes, pendant une très
bonne partie de année ; ce n’est qu’à la
saison des travaux pressants qu’ils sont obligés de venir
en aide à leurs parents et de s’absenter parfois.
L’instruction se propage dans les campagnes. Aujourd’hui
à Bours, toutes les personnes savent lire, écrire et
calculer, elles s’intéressent aux livres qu’elles
puisent à la bibliothèque cantonale de Tarbes et à
la petite bibliothèque scolaire qui malheureusement renferme
peu de volumes.
Sur l’initiative de l’ex-instituteur, le Conseil municipal
dans la session de
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mai 1873 vota la somme de 124f.60 pour achat
de vingt-et-un volumes et d’une armoire bibliothèque.
M. le Ministre accorda deux années plus tard cinquante-deux
autres volumes.
Le nombre de prêts en 1886 est de soixante-dix-sept.
La caisse des écoles ne fonctionne pas, une caisse dite d’épargne
existe.
L’Instituteur de Bours est aux appointements de 900. Il ne se
plaint pas du local ; les besoins seraient même satisfaits si
la commune avait pour indemnité de jardin maintenu l’allocation
des années précédentes.
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| Copie
du texte: janine CENAC |
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Amicale des Bigourdans de Paris
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