R.ROUCOLLE 29.11.00
Amicale des Bigourdans de Paris
Section Généalogie
Origines de GARDERES
De GARDERES, petit village situé dans l’enclave, on peut certainement en dégager plusieurs origines. Vous trouverez ci-dessous, celle paraissant la plus acceptable.
Quand les habitants de la vallée d’Aure parlaient de la plaine, ils la nommaient « les pays bas ».
C’était pour eux un point de chute pour la transhumance.
En effet il se raconte que les gens de CAMPAN, pendant les mois d’hiver se fixaient à GARDERES et faisaient paître leurs bêtes dans les villages environnants.
On disaient d’eux : Lous gardérais « les gardiens » et eths péchédés (espechède) « pacages » en patois de CAMPAN, (tout près de GARDERES existe un village qui s’appelle ESPECHEDE).
Edmond BACQUE est né dans une demeure historique que son grand-père avait achetée en 1905.
Il s’agit du château de GARDERES qui au XVème siècle appartenait au Seigneur d’ABERE, puis vendu au Seigneur de SOUMOULOU en 1674. Ce dernier le baron de DAY, conseiller du Roi, directeur des finances de la maison de la couronne BEARN NAVARRE devint baron des paroisses de GARDERES, SERON et LUQUET en BIGORRE, SOUMOULOU et AAST en BEARN.
GER appartenait au Roi et SAUBOLE au prieur de SAINT LEZER.
Il avait droit de haute et moyenne justice sur ses sujets.
A la Révolution un de ses descendants s’enfuit en ESPAGNE.
Il revint à GARDERES sous le premier empire. Cette escapade valut à un palois d’être guillotiné pour ne pas avoir voulu déclaré où se cachait le baron de DAY.
Il fut maire de 1808 à 1828. Avant la Révolution il avait été gouverneur de TARBES.
Les gens de GARDERES, tous très pieux ont donné à l’Eglise de nombreux prêtres et religieuses. En outre un fut évêque au JAPON Monseigneur LAUCAIGNE et un autre archevêque de COLOMBO Monseigneur MARQUE, oncle du journaliste de la télévision.
Monseigneur MARQUE repose au cimetière de GARDERES.
Texte tiré d’un courrier de Monsieur BACQUE Edmond (décédé) et adressé à Monsieur CHAUSSE René d’Artagnan.