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carrières, ni usines, ni manufactures.
On n'est peut-être pas aussi favorisé au point de vue
des voies de communication. Rabastens, Villecomtal et Lespouey, sont
les gares les plus rapprochées c'est-à-dire que l'on
se trouve à 12 kilomètres de toute voie ferrée.
Mais les routes sont en assez bel état et l'on va presque directement
soit à Tarbes, Rabastens, Trie et Tournay qui sont les marchés
fréquentés de l'endroit.
Il est assez difficile de trouver l'étymologie du nom de Jacque.
C'est un village qui n'a pas d'histoire, du moins des papiers qui
la gardent écrite. Personne n'y a jamais été
témoin d'un événement sérieux. On y vit
en paix loin du trouble et des révolutions.
Le paysan soigne les vaches, fait prospérer ses récoltes,
va à l'église le dimanche et s'occupe peu du reste :
aussi, ses murs sont-elles simples et sa vie frugale.
Enseignement
Au moment de la révolution, la
commune de Jacque était desservie pour l'instruction primaire
par le citoyen Pascau, instituteur de Marseillan et qui était
chargé de faire une classe par jour à Jacque et de toutes
les écritures du conseil général, moyennant quoi
il recevait une rétribution annuelle de 48 livres et une certaine
quantité de blé.
En 1835, un certain Délas y fut nommé, mais le centre
n'étant pas bien important, les maîtres d'école
s'y sont succédé assez rapidement. L'instruction y est
assez développée ; aussi y a-t-il très peu d'illettrés
parmi les vieillards. La fréquentation assidue de l'école
laisse un peu à désirer et cela n'est dû qu'au
manque de bras pour l'agriculture et aussi aux mauvaises années
qui viennent de s'écouler.

plan de l'école de Jacque
L'année dernière, un mariage a eu lieu et les deux conjoints
ont signé l'acte. Les deux jeunes gens qui ont tiré
au sort cette année savent lire, écrire et compter.
La commune ne possède pas de bibliothèque' ni de caisse
d'épargne scolaire. Le traitement de l'instituteur est de 1200
francs.
Jacque, le 11 avril 1887.
L'instituteur,
Abbadie.