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Monographie élaborée en 1887 par l'instituteur de Marseillan (65).
Ce travail a été demandé à tous les instituteurs de France. Ces monographies
peuvent être consultées aux archives départementales.
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Monographie de Marseillan
Situation géographique ; limites, étendue, distance
aux chefs-lieux du canton, de l'arrondissement, du département,
description physique du pays : relief du sol, montagnes, nature des
roches qui les constituent, curiosités naturelles ; richesses
du sol, cours d'eau, leur débit, leurs crues, gués,
canaux, lacs - Eaux potables - sources thermales et autres; leur débit,
leurs propriétés ; stations thermales, leur fréquentation
- Altitude ; climat ; vents ; pluies ; températures ; salubrité.
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Le voyageur ennuyé de la monotonie de
la plaine et amené pour une raison quelconque sur la route
de Tarbes à Trie, voit à chaque sommet de côtes
un nouveau panorama reposer son regard ; mais lorsque arrivé
au sommet de Castelvieilh, après avoir monté et descendu
les côtes de Sarrouilles, de Boulin, de Lizos et de Pouyastruc
et fatigué non plus de la monotonie du paysage, mais de la
longueur du chemin, il s'arrête un instant pour se reposer,
sa vue se porte avec plaisir sur la verdoyante plaine de l'Arros où
se répandent comme ) plaisir, dans la direction du sud-est
les villages de Cabanac et d'Aubarède, tandis que vers le nord-est
et à mi-côte il voit les villages de Jacque et de Marseillan.

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C'est ce dernier qu'il sera question ici.
Descendons la côte de Castelvieilh et continuons notre route
vers Trie : nous traversons d'abord la forêt communale et à
quelque cinq cents mètres sur la gauche, prenons le chemin
qui va déboucher au centre du village.
Il est situé dans la partie nord-nord est du département
des Hautes-Pyrénées, à l'extrémité
orientale et septentrionale du canton de Pouyastruc ; ses limites
sont conventionnelles à peu près sur tout le pourtour
du territoire qui s'étend sur une surface d'environ 425 hectares
93 ares, trente centiares, entre les communes de Jacque au nord, Bouilh-Péreuilh,
à l'ouest, Castelvieilh au sud-ouest, et Chelle-Debat au sud
et à l'est.
Le pays est très accidenté, couvert de collines boisées
et plantées de vignes et de champs de blé qui lui font
revêtir au printemps un aspect riant, auquel l'habitant de ces
parages, soit habitude, soit indifférence, semble rester insensible.
Le village de Marseillan est situé, partie sur la route départementale
de Tarbes à Trie, et à égale distance de l'une
et l'autre des deux villes, partie sur un coteau peu élevé
où se trouve le centre de la commune dont la route principale
va toujours en montant jusqu'au nord du village dont l'extrémité
touche à un mamelon sur lequel est bâti le petit village
de Jacque.
De curiosités naturelles, il n'en existe pas, à moins
que l'on ne veuille doter de ce nom quelques
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terriers de renards et de blaireaux dans la
forêt que l'on nomme le Turon.
Le sol, de nature argileuse en général, marécageux
dans certains endroits avoisinant la rivière est d'une fertilité
relativement médiocre et d'un travail pénible ; il retient
l'eau, d'abord par sa nature, ensuite par le mode défectueux
des assolements.
L'eau est assez rare dans Marseillan. La rivière d'Arros qui
longe le territoire à l'est est d'un débit continu et
fort abondant, mais elle est à six cents mètres du village,
elle descend d'un contrefort des Pyrénées, près
du village d'Esparros, et coule dans une plaine relativement étroite
qui s'appellerait plus justement la vallée de l'Arros. Ici,
elle n'a guère plus de deux kilomètres de large. Elle
se développe quand le coteau sur lequel sont bâtis Marseillan
et Jacque va se perdre doucement dans la vallée précité
entre Sénac (canton de Rabastens) et Montégut Arros
(Gers) et la rivière grossie de tous les ruisseaux descendus
des collines environnantes et de quelques petites rivières
tarissables arrose le département du Gers où elle se
jette dans l'Adour à Riscle.
Ses rives peu élevées en temps ordinaire au-dessus du
niveau de l'eau sont souvent submergées et la rivière
dont le trop plein quitte alors le lit se répand dans la campagne
inondant les prés et les champs. Pendant les deux années
qui viennent de s'écouler, il ne s'est pas produit moins de
quinze à vingt débordements, dont quelques-uns ont atteint
la hauteur de un mètre
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à un mètre cinquante au-dessus
de la rive. Trois ou quatre jours de pluie continuelle suffisent pour
donner lieu à un grossissement considérable, il est
vrai que la nature du sol contribue puissamment à ses crues.
De gué proprement dit il n'en existe pas ; mais la rivière
a cependant, en aval de la digue, qui borde le pont de Marseillan
des points où il est assez facile de la traverser, soit à
pied, soit à cheval.
Un canal alimentant le moulin et dérivé de l'Arros par
cette même digue dont il vient d'être question est le
seul de la commune. Les canaux d'irrigation dont la plaine de Tarbes
est abondamment pourvue, ne sauraient être mis en usage dans
la vallée, de trop étroite et à pentes trop abruptes,
pour permettre à l'eau de porter au loin sa fertilité.
L'eau potable est non seulement rare, mais d'un accès excessivement
difficile. Deux fontaines, l'une à débit continu, mais
peu abondant, l'autre à débit intermittent pendant l'été,
constituent avec deux ou trois puits appartenant à des particuliers,
et d'une profondeur ordinaire de quinze à vingt mètres,
toutes les ressources de la commune pour l'eau potable.
Aussi, l'administration municipale, touchée des plaintes des
ménagères, a-t-elle créé des fonds à
l'effet de construire deux puits désherbés sous ce rapport.
Le village est situé sur un coteau relativement peu élevé
et descendant en pentes abruptes vers le levant. Le centre de la
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commune est en plaine, touchant au nord, à
un mamelon dont il a été déjà fait mention.
Du côté de l'ouest le pays va en montant vers Bouilh-Péreuilh.
Marseillan est situé à 3 mètres au-dessus du
niveau de la mer. Le climat y est relativement doux, comparé
à celui des vallées de l'Arros et de l'Estéous.
Il ne faudrait pas cependant en déduire qu'il n'y fait ni bien
froid ni bien chaud. La chaleur et le froid y font tour à tour
leur apparition et comme dans toute la région pyrénéenne,
ils s'y font sentir l'un après l'autre avec une égale
intensité. Ainsi, l'hiver que nous venons de traverser y a
été d'une telle rigueur et surtout d'une telle longueur
qu'on ne sait le comparer qu'à celui de 1870-1871.
Les vents dominants sont les vents d'ouest qui pendant l'hiver déracinent
les arbres et font craquer les vieilles masures.
Les pluies sont généralement fort abondantes au printemps
et à l'automne, beaucoup plus rares en été et
en hiver ; néanmoins pendant les deux années précédentes,
toutes les saisons ont été fort pluvieuses.
La température y est assez douce et varie entre les deux extrêmes
-6° + 35 ; mais la température moyenne est de 4 à
10 degrés pendant l'hiver de 20 à 30 pendant l'été.
L'air, sur le coteau est pur et vif et si quelque chose devait nuire
à la salubrité publique ce ne saurait être que
les gaz délétères qui, pendant l'été,
se dégagent de
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l'eau croupissante, conservée dans des
viviers situés trop près des habitations, ainsi que
des tas de fumier que la grande majorité des riverains de l'Arros
comme partout ailleurs dans le département tiennent à
place assez près de la cuisine prétextant qu'il est
bon d'avoir son fumier près et son gendre loin. Néanmoins,
les maladies sont assez rares et sur 11 décès survenus
en 1886, 9 sont dus plutôt à l'âge qu'à
la maladie.
Par rapport à son altitude, la commune de Marseillan a vue
sur un paysage assez vaste et qui ne manque pas d'attrait.
L'observateur, placé au point culminant de la commune, vers
le nord, verrait toute la colline qui ceint à l'est la vallée
de l'Arros et sur cette colline, tantôt éparpillées
et comme jetées au hasard, tantôt ramassées comme
dans une ville les maisons de huit ou dix villages.
Fréchède, Trouley, Labarthe, Osmets, Aubarède,
Peyriguère et dans la plaine Sensever, Laméac,Chelle
et Cabanac. Sur un parcours de huit kilomètres environ de Cabanac
à Laméac, il peut contempler les bords de la rivière,
ses méandres, écouter le grondement confus de la digue,
admirer surtout pendant l'été, la plaine qui se déroule
à ses pieds, couverte de moissons dorées, et encadrée
de collines boisées et parsemées de vignes qui à
ce moment montrent leurs pampres encore verts et commencent à
mûrir, sous une chaleur torride ; les grappes qui verseront
bientôt dans les caves ce nectar parfumé qui fut la richesse
du pays et dont le trop peu cause aujourd'hui aux propriétaires
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de cruelles déceptions.
Tournant sa vue vers le nord, l'observateur trouve devant lui un horizon
beaucoup plus restreint. Le mamelon sur lequel est huché le
village de Jacque l'empêche de voir au-delà.
A l'ouest, le regard quoique bientôt arrêté par
la colline sur laquelle est bâti Bouilh, trouve mieux de quoi
se satisfaire. Il embrasse un paysage moins vaste qu'au levant, mais
non moins varié ; la vue se porte d'abord vers Castelvieilh
au sud-est, Bouilh à l'ouest, ensuite vers Peyrun et Mansan
et plonge de là dans la plaine de l'Arros jusque dans le département
du Gers.
Au sud, l'il peut embrasser d'un seul coup le vaste panorama
qui a les Pyrénées pour limite et découvrir en
avant les dépressions où se trouvent les vallées
de Lourdes et de Bagnères, et, par un temps clair, les ruines
du château de Mauvezin qui fut la clef de la province de Bigorre
à l'est comme le château de Lourdes la fut à l'ouest.
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- § II -
Chiffre de la population d'après le recensement de 1886. Ce
chiffre tend-il à diminuer ou à s'accroître ?
Pour quelles causes ?
Divisions en sections, hameaux, quartiers - Population approximative
de chaque groupe, nombre de feux ; organisation municipale ; fonctionnaires
municipaux et autres
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Comment la commune est-elle desservie pour les
cultes, les finances (perception) les postes et télégraphes.
Valeur du centime - Revenus ordinaires
La commune de Marseillan est, par sa population la 4ème parmi
les vingt-sept villages du canton. Ce n'est pas pour cela un centre
bien important et le recensement de 1886 a constaté une population
de 350 âmes.
Il fut un temps où les habitants se comptaient plus nombreux
qu'aujourd'hui ; mais l'émigration y trouve de nombreux adeptes
; en scrutant un peu toutes les maisons, on en trouverait peu qui
n'aient quelqu'un de ses membres en Amérique ou ailleurs et
aujourd'hui qu'une année ne nous sépare pas encore du
dernier dénombrement on y trouverait encore 12 ou 15 personnes
de moins. Voilà donc une des causes de dépeuplement.
Il en est d'autres qu'on ne saurait analyser ici.
Une plume plus autorisée aurait sa place en ce chapitre et
pourrait faire entendre des réflexions qu'il n'est même
pas permis à une humble voix d'effleurer.
La commune se divise en deux quartiers, l'un longe la route départementale
de Tarbes à Trie et comprend à peu près le tiers
de la population totale, la seconde où se trouve le centre
de la commune, se trouve sur le chemin de grande communication N°
13 qui se détache de la route départementale précitée,
juste à moitié chemin de Tarbes à Trie et qui
mène à Rabastens.
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La population est répartie dans 86 feux
ou ménages.
La commune est administrée par un maire assisté d'un
conseil municipal de dix membres ; les fonctionnaires y sont peu nombreux
: un prêtre, une institutrice et un instituteur. Un préposé
d'Octroi soumis ainsi que le buraliste de Tabac à la Direction
des Contributions indirectes de Tarbes. (recette de Tournay) complètent
tout ce que la commune compte d'employés, à moins que
l'on n'accorde ce titre (et il le mérite puisqu'il est payé
par la Caisse municipale) au gardien public.
La population appartient tout entière à la religion
catholique dont un prêtre célèbre les offices.
Pour le service des finances, Marseillan dépend de la Perception
de Cabanac, contrôle de Trie, direction de Tarbes et pour celui
des Postes et Télégraphes, du Bureau de Pouyastruc,
dont un facteur dessert les communes de Bouilh-Péreuilh, Jacque
et Marseillan et Chelle-Debat, où se fait l'échange
des Correspondances "avec les facteurs ruraux de Trie et de St
Sever.
Les quatre communes susdites ont l'inconvénient de n'être
desservies qu'une fois par jour, ce qui leur a fait émettre
un vu tendant à les mettre sous la dépendance
du Bureau de Cabanac qui leur procurerait l'avantage d'avoir deux
levées.
La valeur du centime s'élève à 16.29.
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Quant aux revenus ordinaires ils consistent
principalement en :
Prix de ferme de terrains communaux
Coupe affouagère
Prix de ferme de droits et octroi
Vente de sables, thuyas et fougères
Prestations en nature
Centimes spéciaux pour le service de l'instruction etc
,
le tout montant à la somme de 3.800 francs à 4.000 francs.
La commune possède aussi une source de revenus extraordinaires
: la forêt communale soumise au régime forestier et d'une
contenance d'environ cinquante hectares.
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- § III -
Productions : quantités, culture principale ; procédés
de culture ; bois et forêts ; essences ; reboisement ; produits
des forêts ; régime forestier ; vignes ; phylloxéra
; date de son apparition ; étendue de ses ravages - Animaux
divers ; chasse et pêche.
Produits de toute nature : mines et carrières exploitées
ou à exploiter ; usines ; moulins ; manufactures, etc.
Voies de communication : routes ; ponts ; époques de la construction
Voies ferrées et autres moyens de transports, moyens de communication
avec les chefs-lieux du canton, de l'arrondissement, du département
; voitures publiques ; diligences, etc. commerce local ; mouvement
des échanges ; foires et marchés.
Mesures locales encore en usage.
Les productions, depuis quelques années, ne sont ni importantes,
ni bien variées.
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La culture la plus répandue et qui en
ce moment fait éprouver de rudes mécomptes à
nos propriétaires, est celle de la vigne qui dans des temps
meilleurs avait fait de Marseillan une des communes les plus gaies
et les plus bruyantes du canton, ainsi que des plus aisées.
On la travaille avec l'araire ou charrue en bois, prétendant
que cet outil endommage moins les racines. La première façon
consiste à déchausser les ceps qui par ce moyen prennent
à l'air une partie des gaz nécessaires à leur
subsistance, d'un autre côté la terre se bonifie, se
divise, et lorsqu'un mois ou un mois et demi plus tard, elle est par
une seconde façon, portée sur les racines, celles-ci
pénètrent dans leur élément devenu plus
fiable, s'emparant de tout ce qui est propre à leur nourriture.
La vigne est rarement fumée et le plus généralement
plantée dans des endroits escarpés impropres à
toute autre culture qu'à celle du bois, dans les pentes que
les pluies ravinent, emportant la terre végétale, de
telle sorte que la vigne végète dans le gravier pour
périr bientôt.
La taille se pratique en février et en mars et comme il n'y
a pas des hautains, on taille à deux ou trois yeux selon la
force du végétal.
Le phylloxéra n'y a pas encore été constaté
mais des cultivateurs expérimentés prétendent
qu'il existe à l'état latent et que l'anémie
dont leurs vignes souffrent ne saurait avoir d'autre cause que la
présence de
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ce microscopique set terrible agent de destruction.
Mais si le propriétaire doute de la présence du phylloxéra
il ne saurait en être de même de celle du mildiou qui
a fait pendant les années 1885 et 1886 des ravages considérables,
et ces propriétaires seuls ont ramassé quelque peu de
vin qui avaient traité leurs vignes avec le sulfate de cuivre
; il faut avouer qu'ils ont été malheureusement fort
rares.
La routine pèse d'un poids énorme sur nos populations
rurales et l'esprit d'initiative s'y développe avec une lenteur
désespérante ; le propriétaire craint les tentatives
; il n'est pas entreprenant et il lui faut plus que l'exemple des
autres , il lui faut leur réussite bien établie, bien
palpable pour oser marcher. Il aime la besogne toute mâchée,
au risque de perdre un temps précieux que les cultivateurs
intelligents mettent à profit. En conséquence rien d'étonnant
que les progrès agricoles ne se produisent que lentement.
Le territoire de Marseillan produit, outre le vin blanc qui peut,
pour son teint et sa qualité être comparé avec
le Peyriguère, du blé pour la consommation ou à
peu près des pommes de terre et du maïs pour la nourriture
des gens et l'engraissement du bétail, des fourrages naturels
de bonne qualité mais peu abondante, peu ou point de fourrages
artificiels, point de plantes industrielles, si ce n'est quelque peu
de lin dont on sème de minimes parcelles, des légumes
de toute sorte et de bonne qualité, des fruits dont les plus
estimés sont : les figues
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les pêches et les raisins. On pourrait
bien ajouter les prunes dont quelques propriétaires ont extrait
de l'alcool qui a son prix.
Le rendement moyen des récoltes précitées, par
hectare est de :
Blé 16 hectolitres
Vin 16 hectolitres
Maïs 30 hectolitres
Pommes de terre 150 hectolitres
Les autres céréales et productions tels que avoine,
seigle, lin, figureront seulement pour mémoire à cause
du peu de place qu'ils occupent dans la culture.
Le rendement moyen des fourrages par hectare est de 30 à 35
quintaux métriques.
Les bois sont nombreux et d'une assez grande étendue ; l'essence
dominante est le chêne, mais on procède plus généralement
au déboisement qu'au reboisement et bien des forêts ont
été défrichées qu'ont remplacé
des vignes aujourd'hui en plein rapport.
D'ailleurs il n'existe guère de futaies que dans les domaines
soumis au régime forestier.
Tel est le bois de Marseillan qui est sous la surveillance de la Brigade
de Cabanac et dont l'exploitation se fait sous forme de bois taillés
pour les coupes affouagères servant au chauffage ; en futaie
pour les coupes extraordinaires et dont le bois sert pour le charronnage
et les constructions.
Passant aux animaux, on trouve des bufs et des vaches pour les
travaux de l'agriculture ; encore aujourd'hui les bufs
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deviennent de plus en plus rares ; les meilleurs
propriétaires, comme les plus petits s'attelant de vaches qui
font leur travail et qu'ils livrent à la production.
Des juments, poulinières pour la plupart, livrées à
la production du mulet et dont les villageois se servent pour le transport
des personnes vers les marchés voisins, tous distants d'environ
quatorze ou quinze kilomètres.
Des cochons dont l'élevage se pratique sur une large échelle
; aussi le gardien public ne conduit pas pendant l'été,
moins d'une centaine de porcs au passage sans compter que ceux-là
ne sont pas les seuls ; les petits pourceaux trop jeunes pour quitter
le logis, sont beaucoup plus nombreux.
Les chiens ne sont pas très nombreux ; on en compte environ
vingt-cinq, dont deux ou trois chiens de chasse et les autres chiens
de garde, les chats sont plus nombreux et les maisons sont rares qui
n'en possèdent pas un ou plusieurs.
Parmi les oiseaux de basse-cour, il convient de citer en première
ligne les poules, de race commune, noires de plumage, plutôt
petites que grandes, mais bonnes pondeuses. Tous les ménages
en possèdent bon nombre de têtes.
Puis viennent les dindons dont on délaisse beaucoup l'élevage,
à cause des risques à courir, mais dont on trouve néanmoins
encore quelques couvées.
Les oies que l'on achète jeunes pour les revendre plus tard
maigres ou grasses suivant la production du maïs.
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Les canards que l'on achète jeunes comme
les oies et que l'on garde, ceux de l'espèce commune pour leurs
ufs et pour les rôtis, les mulards pour les engraisser
et les mettre en confit.
En ajoutant quelques rares pigeons répandus dans deux ou trois
maisons, on aura toute la gent domestique, ailée de la commune.
Après les animaux domestiques, les animaux sauvages. Il en
est parmi ces derniers qui rendent de réels services aux cultivateurs
: la chouette, le hibou, le hérisson, le crapaud, etc.. les
autres au contraire lui nuisent ; tels sont les renards dont on trouve
de nombreux terriers dans la forêt communale appelée
le Turon, les blaireaux qui vivent sur le champs de pommes de terre
et de maïs ; enfin, la fouine dont les ménagères
se plaignent amèrement à cause des ravages qu'elle exerce
dans les basses-cours ou plutôt dans les poulaillers.
Non loin dans les forêts avoisinantes on trouve aussi des sangliers
auxquels on fait une guerre de tous les instants à cause des
déprédations qu'ils causent sur les terres contiguës
aux forêts.
Le gibier à poil est rare ; peu de lapins, moins de lièvres
; le gibier à plume bien que peu abondant, y compte relativement
plus de représentants : la caille qui vient nicher dans nos
blés, le râle et la perdrix sont les oiseaux que le chasseur
atteint le plus fréquemment.
A l'automne et pendant la mauvaise saison
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on trouve aussi quelques bécasses, des
tours, des étourneaux, des palombes, des vanneaux, des canards
sauvages etc
Le gibier est assez varié mais peu nombreux ; aussi le village
ne compte-t-il pas de chasseurs et presque pas de braconniers.
La pêche étant beaucoup moins surveillée, ne demandant
pas le paiement d'un permis, et nécessitant un outillage bien
moins coûteux que celui de la chasse, a de plus nombreux adeptes
et à la belle saison, les bords de l'Arros voient de nombreux
pêcheurs sonder, tantôt ses eaux claires et profondes,
tantôt son eau trouble, selon le genre de pêche auquel
il se livre et le poisson qu'il cherche.
Les espèces les plus communes sont le cabos, le goujon et l'anguille
qui sont pêchés avec divers engins, tels que ligne volante,
ligne à fond, nasses, éperviers, traversiers, etc..
et quelquefois aussi malheureusement à la dynamite qui fait
périr en un moment plus de poissons que n'en prendraient les
meilleurs pêcheurs dans tout le cours de l'année.
La commune n'a dans son territoire ni mines, ni carrières ni
usines, ni manufactures, un seul moulin alimenté par l'eau
d'un canal dérivé de l'Arros et formant avec la rivière
une île semi-circulaire dont il a été parlé
plus haut.
Les voies de communication sont assez nombreuses et viennent presque
toutes aboutir au centre de la commune ou aux routes qui y mènent.
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En effet, au nord, le chemin N° 13 qui se
détache de la route départementale se bifurque pour
se continuer au nord vers Jacque, au nord-ouest vers Rabastens, tandis
que vers le couchant il va de nouveau aboutir à la route départementale
à mi-côte.
A moitié village une autre route se détache de la précédente,
reliant les quatre chemins qui au couchant vont : un vers les vignes
et châtaigneraies, deux vers Bouilh et l'autre vers Péreuilh,
enfin le chemin N° 2 qui sous le nom de Chemin de Camp-Tarbou
conduit au hameau d'Escrabès (Chelle-Debat) où il se
confond avec le chemin de grande communication de Tournay à
Rabastens.
Pour ce qui est de la route départementale elle traverse le
village, ou plutôt le territoire communal au sud-ouest à
l'est, et à ce propos la tradition rapporte que lors de sa
construction, le tracé primitif avait été fait
vers le nord de Marseillan vu de Jacque, et que Mr. De Nérac,
alors évêque de Tarbes et Seigneur de Marseillan obtint
la faveur de voir la route passer au pied des murs de son château,
qui, d'après les anciens ressemblait beaucoup plus à
une tuilerie qu'à une demeure seigneuriale.
Cette route traverse l'Arros sur un pont dont les assises sont en
maçonnerie et les arches en bois. Il fut construit en 1855
après une grande innovation.
Avant cette époque, la route obliquait à gauche (c'est
le chemin qui conduit aujourd'hui au moulin) et traversait
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deux ponts dont un sur le canal et le second
sur la rivière deux ponts qui, d'après les documents
conservés dans les archives étaient en réparation
quasi-permanente et dont le premier était un perpétuel
sujet de contestation entre le propriétaire et la commune.
Aucune compagnie de chemin de fer n'a essayé de construire
une voie ferrée dans ce pays accidenté,, coupé
de cinq côtes sur un espace de quatorze kilomètres, aussi
les transports se font-ils pour les personnes par des voitures qui
traînent des juments poulinières, pour les lourds fardeaux,
à l'aide de chars traînés par des ufs ou
des vaches.
Deux voitures publiques faisant le service des voyageurs et des commissions
de Trie à Tarbes et réciproquement, passent trois fois
par semaine, les lundis, les jours de marché de Tarbes et les
samedis et mettent ainsi à même de se transporter à
Pouyastruc, chef-lieu du canton et à Tarbes chef-lieu de l'arrondissement
et du département.
Le commerce local consiste uniquement dans la vente du vin. Malheureusement,
depuis deux ou trois ans, le propriétaire est presque totalement
privé de cette ressource. Il se produit aussi quelques échanges
de bestiau pendant la morte saison. La vente des pourceaux donne aussi
un certain revenu.
Quant au personnel des commerçants, il se compose de deux épiciers,
de trois bouchers qui vendent, tant à Marseillan que dans les
communes voisines, les veaux et moutons qu'ils tuent en été,
les vaches en hiver ; on compte
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encore un marchand de fer, un buraliste de tabac,
un chiffonnier, un aubergiste et un cafetier.
Quant aux foires et marchés, la commune en avait dans le temps
demandé la création, ni son importance ni sa position,
ne plaidèrent en sa faveur.
Les mesures dont on se sert sont presque toutes du domaine du système
métrique.
L'instituteur a sous sa surveillance les poids et les mesures les
plus usités : un double décalitre en bois pour les matières
sèches, un double-décalitre en cuivre (cannes) pour
le mesurage du vin, une romaine pour les grandes pesées, une
balance à fléau et une série de poids en fonte
pour les pesées ordinaires et un e balance Roberval de la force
d'un demi-kilo avec une série de petits poids en cuivre, pour
les petites pesées.
Les anciennes mesures encore en usage sont : le Journal unité
agraire qui vaut 25 ares, 52 centiares ; la canne, unité de
surface pour la planche (64 empans carrés ou 3mg 16. ) et la
prime unité de poids équivalant à 200 grammes.
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- § IV -
Etymologie probable du nom - histoire municipale, traditions en légendes,
biographie, sommaire des personnages nés dans la commune ;
idiomes, chants
Murs, cultes, costumes, alimentation
Monuments - Archives communales ; documents officiels destinés
à établir l'histoire de la commune, ouvrages, monographies,
écrits sur la commune : auteurs, éditeurs, etc..
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20
Marseillan s'écrivait Marseilhan en 1791,
Marceillan en 1342.
Sous le règne de Philippe le Bel, le bourg appartenait à
l'Evêque de Tarbes et dépendait de l'archiprêtre
de Chelle-Debat. Entre cette époque et la Révolution
l'histoire de Marseillan doit être intimement liée à
celle de ses seigneurs.
En 1791, quand les biens du clergé furent déclarés
biens nationaux et que l'assemblée nationale eut divisé
la France en départements, arrondissements, cantons ou districts
et municipalités, Marseillan qui faisait partie du canton d'Aubarède
eut, comme on disait alors un conseil général, composé
des notables de la commune ayant à leur tête un maire,
deux officiers municipaux, un procureur et un secrétaire.
Depuis ce moment le village fait partie du canton de Pouyastruc et
il n'a dans ses annales aucun fait saillant qui mérite d'être
relaté.
L'idiome parlé, le seul langage, pour mieux dire est les patois
des Pyrénées, mais le patois dépourvu de cette
vivacité, de cette fraîche ardeur que lui impriment les
vrais montagnards. Ici la phrase est plus lourde, plus traînante,
la langue semble être plus épaisse.
Les murs sont assez simples, comme d'ailleurs celles de toutes
les populations rurales livrées aux travaux de l'agriculture
; l'abondance du vin avait bien quelquefois, dans le temps, fait transgresser
les règles de la vie paisible, mais aujourd'hui, les mauvaises
années ont eu raison des caves et des bourdes et tout est rentré
dans le calme, aussi n'y entend-on plus comme autrefois retentir les
couplets de vieilles
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Bachiques, patoises ou françaises, rarement
la jeunesse se rassemble pour des parties de chant ; on la trouverait
plus souvent au café, les cartes à la main.
Aussi les refrains deviennent rares et seulement de loin en loin on
entend une petite romance, des chansonnettes, ou encore des chants
patriotiques comme : Salut Républicains. Les adieux d'un instituteur
alsacien, Morts pour la liberté etc..
Comme il a été dit plus haut toute la population professe
le catholicisme, mais un catholicisme n'excluant ni les croyances
exagérées ni les superstitions et en plein dix-neuvième
siècle, les sorciers, sorcières et loups-garous n'on
pas totalement perdu leur prestige ; on croit à l'influence
des esprits ; on leur octroie volontiers le pouvoir de donner du mal,
de faire danser les bufs dans les étables, et autres
fadaises de ce genre. On attribue à la lune des influences
sur les semailles, les plantations, la pousse des cheveux etc.., aux
prêtres le don d'attirer ou de chasser un mauvais orage, etc.etc.
L'habillement se compose en hiver, d'habits de laine, tissés
dans le pays, de tricots faits à la main, de bérets
fabriqués en Béarn et de gros sabots fabriqués
dans la commune mêmes ou dans les villes voisines, en été,
le laboureur part le plus souvent au travail, pieds nus ou en sandales,
avec des pantalons de coutil et une blouse de même étoffe
jetée sur la chemise : un chapeau de paille ) larges bords
complète l'équipement, voilà pour les jours de
travail ; le dimanche, l'habit noir ou foncé est le plus généralement
porté. Les femmes sont habillées
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de laine en hiver et coiffées d'un mouchoir
qui leur serre la tête sur lequel elles en posent un second
plié en deux et noué sous le menton.
Par un temps de grand froid ou de grande pluie, elles s'enveloppent
dans une sorte de capuchon en grosse laine (capettes) qui les couvre
de la tête aux pieds, en été, elles sont vêtues
et chaussées à la légère comme Perrette.
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile, Cotillon simple
et souliers plats (espadrilles ou pieds nus).
L'alimentation est aussi simple que le costume : du pain de blé,
de la soupe au bouillon de salé et de légumes, aujourd'hui
du vin de raisins exotiques telle est la nourriture ordinaire ; ajoutez
à cela la pâte de farine de maïs, grillée
qui en hiver remplace la soupe, les pommes de terre, fèves,
pois, haricots et choux, les ufs et aussi les poulets, quelque
peu de viande de boucherie ; veau, vache et mouton.
Les monuments ne sont ni nombreux, ni antiques ni somptueux. Tout
consiste dans le château grande maison de campagne, bâtie
pendant la Révolution sur l'emplacement de l'ancien manoir
des Evêques de Tarbes qui en furent alors dépossédés
pour être leurs biens vendus à un Américain nommé
Gamatis qui paya en assignats. Ce que cette résidence appartenant
depuis 1813 ou 1814 à la famille Marre, a de curieux ou d'agréable,
c'est surtout un jardin disposé en terrasse et dont les carrés
sont retenus par des murs, c'est ensuite un site charmant jouissant
d'un superbe point de vue dans les directions du levant et du midi,
enfin un joli bosquet de chênes qui l'abrite contre les vents
d'ouest et
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duquel on voit le tombeau de M. Marre le grand-père
du propriétaire actuel.
Les archives communales ne renferment pas des documents antérieurs
à 1700 pour l'état civil, à 1791 pour les affaires
communales c'est-à-dire qui confirme dans cette idée
que la commune n'a pas d'histoire propre ; aussi n'a-t-il pas été
écrit d'ouvrage s'y rapportant.
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Enseignement
Historique de l'enseignement et des écoles dans la commune
aux diverses époques.
Description de l'école ou des écoles actuellement existantes
- Plans locaux à 1 centimètre par mètre - Dans
quelle mesure les besoins sont-ils satisfaits ? Améliorations
à réaliser - Fréquentation - Etat de l'instruction,
nombre des conscrits illettrés de la dernière année,
des conjoints qui n'ont pas pu signer leurs noms - Institutions scolaires
; Bibliothèque, son origine, nombre des volumes, des prêts
- Caisse des écoles, caisse d'épargne scolaire - Traitements
de maîtres ; loyers ; sacrifices à demander à
la commune pour réaliser les améliorations nécessaires.
L'école des garçons paraît avoir existé
depuis bien longtemps, mais les documents conservés ne permettent
d'en faire foi que depuis 1791. Voici à ce propos la manière
dont le Régent était payé et ce qu'on exigeait
de lui. Je cite une délibération du conseil municipal
datée du 9 juin 1791.
" Il a été arrêté que les gages dudit
sieur Paseau (c'est le nom de l'instituteur) sont et demeurent fixés
à la somme de cent vingt livres, payables des deniers communs
en trois pacs égaux, dont le premier écherra le neuf
octobre prochain, et ainsi successivement de quatre en quatre mois
et les habitants ayant été
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appelés, il ont convenu que ceux qui
enverraient leurs enfants à l'école payeraient audit
Pascau une mesure de froment bon et marchand, pour les enfants qui
n'écriront pas et deux mesures pour ceux qui écriront
payable ledit froment à la moisson prochaine.
Et ledit Pascau de son côté s'est engagé à
faire la classe deux fois par jour , le matin et le soir, sauf lorsqu'il
sera occupé pour les écritures de la municipalité
qu'il s'engage à faire sur ce prix désigné ci-dessus
: il s'engage en outre de faire le catéchisme deux fois la
semaine depuis la Toussaint jusqu'à la Pentecôte, à
assister aux offices de l'église, enterrements etc. sous la
réserve qu'il pourra vaquer tous les jeudis de grand marché
de Tarbes, huit jours pendant la moisson et huit jours pendant les
vendanges. "
Plus tard, les cent vingt francs de la commune furent remplacés
par 80 francs pour le secrétariat, 1f.50 pour chaque élève
n'écrivant pas et 3f. pour ceux qui écrivaient, sans
exclusion du blé, et ainsi jusqu'à ce que les maîtres
ont eu un traitement fixe.
L'ancienneté de l'école fait qu'il y a à Marseillan
peu d'illettrés jeunes ou vieux, parmi les hommes.
L'école des filles est moins âgée, elle date seulement
de 1860, époque à laquelle l'institutrice recevait la
même rétribution se chiffrant en argent par la somme
de 10f. par élève et 70f. de la commune.
Depuis la création de l'école des filles, quatre institutrices
ont occupé ce poste.
L'école des garçons aujourd'hui ressemble à un
chalet ; elle a été bâtie en 1864 ; elle est située
juste au centre du village, exposée au midi où se trouve
une cour qui aboutit à la base du triangle
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qui forme la principale place de Marseillan,
au nord se trouve le jardin ; elle se compose comme on le verra dans
le plan de cinq pièces principales : salle de classe et cuisine
au rez-de-chaussée, salle de la mairie et deux chambres à
coucher au premier enfin une décharge et un grenier.
Quant à l'école des filles elle consiste dans une chambre,
mal aérée, mal éclairée, dont le plancher
tombe en ruines et dont le sol inégal est percé de trous
énormes, le tout formant un taudis dont les fenêtres
sui donnent dans la cours du presbytère, ont été
murées pour faire plaisir au voisin.

Plan de l'école des filles
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plan de l'école des garçons
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Pour l'école des garçons, la seule
amélioration à souhaiter serait l'achat d'un musée
scolaire, vu, du moins, celui d'un meuble à ce destiné.
Pour l'école des filles, au contraire tout est à faire,
c'est-à-dire, une nouvelle maison d'école à meubler
d'un nouveau mobilier ; car non seulement le bâtiment est impropre
à sa destination mais encore, il contient un mobilier scolaire
qui est dans un piteux état ; Des tables et des bancs boiteux,
des cartes de géographie entièrement délabrées
et en nombre insuffisant ; rien de convenablement approprié
à l'enseignement.
Les améliorations à réaliser sont donc la construction
d'une maison d'école des filles vu l'appropriation de la maison
d'école des garçons en vue de faire un groupe scolaire.
La fréquentation est plus régulière en hiver
qu'en été et chez les garçons que chez les filles.
Pendant la mauvaise saison à moins de maladie, les enfants
sont assez assidus, mais dès que la reprise des travaux s'effectue,
les élèves occupés par leurs parents désertent
les bancs de l'école, laissant les maîtres presque seuls
pendant une partie de l'été.
L'instruction est assez généralement répandue
et ceux-là sont assez rares qui ne savent pas lire et écrire.
Les trois jeunes gens qui ont tiré au sort cette année
ont une instruction au moins élémentaire ; quant aux
conjoints, au nombre de quatre en 1886, ils ont tous signé
leurs noms.
Une bibliothèque scolaire fut fondée
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à l'école des garçons en
1874, elle a compté 52 volumes jusqu'en 1886, époque
à laquelle le conseil municipal vota la somme de 40 francs
pour achat de livres, ce qui a permis d'acquérir 21 nouveaux
volumes et de recruter bon nombre de lecteurs, de telles sorte que
le nombre des prêts qui avait été à peu
près nul depuis 1876, s'est élevé au chiffre
de 48 pour le premier trimestre de 1887.
Le traitement des maîtres s'élève à 1000
francs pour l'Instituteur qui est de 4ème classe et à
600 francs pour l'Institutrice qui n'est pas classée.
Les sacrifices à demander à la commune consisteraient
donc dans une somme de cinq à six mille francs pour la construction
vu l'achat d'une maison d'école pour les filles et le renouvellement
complet du mobilier scolaire.

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| Copie
du texte: Janine Cénac |
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Amicale des Bigourdans de Paris
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