Amicale des Bigourdans de Paris
Section Généalogie
TRADITIONS EN VALLEE DE CAMPAN
Les Mounaques durant la fête des Mariolles
Faire le Mariolle : se faire remarquer. Qui ne connaît, ni emploie cette expression?
En fait Dominique GAYE MARIOLLE né à la Séoube dans la Haute Vallée de Campan le 27 décembre 1767 est le plus célèbre des campanois.
Soldat de l’empire, surnommé "Premier sapeur de France" par ses propres compagnons d’armes, "l’indomptable" par Napoléon Ier lorsqu’il lui remit la légion d’honneur.
Cet imposant bigourdan de 2m10 fit, à ce que l’on rapporte, un trait de force extraordinaire:
lors de la fameuse signature du traité de Tilsitt, il y avait à quelques pas de lui un canon de 4.
Voyant arriver son empereur, Mariolle prit la pièce entre ses mains, contre sa poitrine, pour lui présenter les armes.
Il servit de modèle pour le sapeur en marbre qui est à l’un des angles au sommet de l’Arc de Triomphe du Carrousel à Paris.
Son portrait en tenue de grognard est en bonne place à la mairie de Campan:
vaste toile de 3 m sur 2, copiée sur la " Distribution des Aigles " de David et le représentant au milieu d’un groupe de soldats qui vient de recevoir des mains de l’empereur les nouveaux étendards.
Les Mounaques : il s’agit d’une poupée fabriquée avec des chiffons et du foin que l’on habille de vêtements.
Certaines d’entre elles représentent un jeune couple de mariés, ceci afin de nous rappeler une tradition aujourd’hui oubliée: lorsque l’un des mariés provenait d’une région voisine ou si c’était une veuve qui se remariait le couple devait offrir au reste du village de la menu-monnaie ou de quoi faire ripaille.
Si d’aventure le couple n’avait pas fait ce don il avait droit au " charivari " autour de leur
maison et l’on accrochait aux murs de la maison un couple de mounaques.
La renaissance de cette coutume est bien dans l’esprit de la fête des mariolles!!
Roger ROUCOLLE