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Monographie élaborée en 1887 par l'instituteur d'Oléac-Debat
(65). ce travail a été demandé à tous les instituteurs de France.
Ces monographies peuvent être consultées aux archives départementales.
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Monographie d'OLEAC-DEBAT

Brouillon rédigé en 1887, par
M. DARRÉ, instituteur de Boulin et Oléac-Debat, et transmis
en communication, en Juillet 1941, par M.P. DARRÉ, maire de Boulin,
et secrétaire de mairie à Oléac.
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I : Situation géographique : limites, étendue
etc
La commune d'Oléac Debat est située dans les Hautes-Pyrénées
à une faible distance au nord-est de Tarbes, sur un coteau
qui domine la plaine de l'Adour, dont elle n'est séparée
que par la colline de Sarrouilles.
Son territoire est borné au sud par Orleix, au nord par Sabalos,
à l'est par Pouyastruc et Lizos, à l'ouest par Boulin.
Sa longueur moyenne est de 1700 mètres et sa largeur 1160M.
Elle est plus longue à l'est qu'à l'ouest et plus large
au nord qu'au midi.
Sa superficie est de 194 hectares.
C'est une des plus petites communes du canton.
Elle est située à 7 kilomètres de Tarbes, son
chef-lieu de département et d'arrondissement et à 3
kilomètres de Pouyastruc, son chef-lieu de canton.
Description physique
La commune est placée sur le prolongement de la colline d'Orignac
; la plus grande partie des maisons sont sur le flanc est de cette
colline.
Du sommet du coteau la vue se porte au loin, du côté
du midi jusqu'aux Pyrénées et Bagnères de Bigorre
: du côté de l'ouest sur la plaine de l'Adour et le plateau
de Ger ; du côté du nord jusqu'à Rabastens.
Nature et richesses du sol
Le sol appartient au terrain crétacé et renferme par
conséquent de la craie, des calcaires, de la marne, du gras,
du
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du sable et de l'argile. La couche arable n'est
pas très profonde surtout vers le nord et le sol est d'une
fertilité médiocre.
Cours d'eau
Les cours d'eau qui touchent au territoire sont : le ruisseau de Boulin,
Louleix et le ruisseau du Bois.
Le premier vient de Boulin comme son nom l'indique et sépare
Oléac-Debat de Lizos jusqu'au point où il confond ses
eaux avec celles de Louleix. Les deux coulent ensuite dans la direction
du nord en séparant Pouyastruc d'Oléac.
Enfin, le ruisseau du Nord, dit ruisseau du Bois, est ainsi appelé
parcs qu'il coule au-milieu du bois. Il va de l'ouest à l'est
et forme une partie de la limite de Sabalos. Tous ces cours d'eau
sont inoffensifs.
Altitude : Climat ; Vents ; Pluies ; Température ; Salubrité
Le point le plus élevé d'Oléac est celui où
s'élève le château de M. le Comte de Ségur
d'Aguesseau. Il a 380 mètres. Le reste est un peu plus bas.
Quoique plus élevé que Tarbes, son climat ne diffère
pas sensiblement de celui de la plaine. Les vents qui soufflent avec
force au sommet du coteau, ne se font pas sentir autant dans les habitations
pour la raison qu'elles sont protégées par la pente
du terrain.
Le vent de l'ouest est toujours le vent dominant ; il amène
souvent la pluie.
Le climat est bon et salubre.

Population
La population d'après le dernier recensement de 1886 est de
101 habitants. Il y a une légère augmentation depuis
1881, et nous croyons qu'il faut l'attribuer à ce que la population
reste sédentaire.
La commune comprend 21 maisons, et 22 ménages ou feux ; elle
ne forme qu'une seule section "électorale avec 10 conseillers
parmi lesquels se trouvent le maire, GERARD, et son adjoint PARTINBENE.
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En dehors du Conseil, et nommés par
lui, il n'y a que deux fonctionnaires municipaux qui sont : le valet
commun et le carillonneur.
CULTES :La commune a un prêtre résidant
dans la localité. Ce prêtre, M. MENGELLE, partage les
soins de son ministère entre Boulin et Oléac, qui forment
une seule paroisse.
FINANCES :La perception de l'impôt et le paiement
des deniers communaux se font par l'intermédiaire du percepteur
de Pouyastruc qui a sa résidence à Tarbes. Ce percepteur
est actuellement M. DUPUI..
P.T.T. : La commune est desservie parle bureau des P.T.T
; de Pouyastruc.
Valeur du centime : Revenus ordinaires
: La commune possède pour tous biens communaux un champ de
25 ares et une petite maison attenante. Le prix de ferme de cette
petite propriété, joint à la part qui revient
à la commune des différentes contributions, constituent
tout son revenu. Ce revenu pour 1886 a été de 138 francs,
et la valeur du centime est de 4f.59.
Productions : quantité ; culture principale ; procédés
de cultures
Pour les différentes productions et leur quantité respective,
nous allons citer ce que nous avions dit dans le tableau de la statistique
agricole de 1882.
Productions Etendue Rendement moyen Rendement
Diverses Cultivée Par hectare Total
Froment 28 14 392 HL.
Seigle 4 15 60
Orge 3 17 51
Méteil 9 15 135
Avoine 5 17 85
Maïs 20 18 360
Haricots 20 3 60
Pommes de terre 4 36 HL. 144 HL.
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Prairies naturelles : étendue cultivée
: 40
Vignes 45
Bois 24
Châtaigniers 2
Comme on le voit par l'examen du tableau
précité, les productions les plus importantes sont celles
du froment, du maïs et des pommes de terre.
La culture principale est celle de la vigne.
Les procédés de culture sont à peu près
les mêmes que ceux d'autrefois, et les instruments employés
sont ceux de la petite culture.
Bois : Les bois qui occupent une surface de 24 hectares
appartiennent presque tous à M. le Comte de Ségur d'Aguesseau.
Le chêne commun et le chêne noir ou tauzin sont les essences
dominantes ; cependant dans un quartier appelé Bois du Hayat
ce sont les hêtres qui dominent et ces arbres sont magnifiques.
Les bois étant tous des propriétés particulières
ne sont point soumis au régime forestier.
Vignes : Les vignes recouvrent presque le quart du territoire
: 45 hectares sur 194. Ce sont pour la très grande partie des
vignes basses à raisins blancs ; les vignes rouges n'occupent
que de petites parcelles. Toutes ces vignes sont peu productives depuis
quelques années. Les intempéries des saisons et le mildew
leur ont fait beaucoup de mal. Le phylloxéra ne les a pourtant
pas encore attaquées.
Animaux : Les principaux animaux de la localités
sont les bufs, les vaches, les juments et les porcs L'ensemble
des têtes est de :
60 environ pour la race bovine
14 environ pour l'espèce chevaline
80 environ pour l'espèce porcine
280 environ pour les poules
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Chasse : La chasse est réservée
dans la propriété de M. le Comte de Ségur d'Aguesseau,
mais elle est libre dans le reste de la commune. Le gibier principal
(lièvres, lapins, perdrix) se réfugie, d'après
ce que nous avons compris, dans la partie réservée sur
l'autre partie, il est tout à fait rare.
Pêche : La pêche est nulle pour la raison
que les ruisseaux sont dépourvus de poissons.
Voies de communication : Un chemin d'intérêt
commun, allant de Boulin à Sabalos, traverse Oléac-Debat
du sud au nord. Un autre, part d'Orleix et vient rejoindre le premier
au centre du village. Là, il se bifurque pour aboutir d'un
côté à Pouyastruc et de l'autre à Lizos.
Ces 3 ou 4 voies de communication s'ajoutent quelques petits chemins
de service qui facilitent l'exploitation des propriétés
Commerce local :Mouvement des échanges ; Foires
et marchés.
A part le vin qui se vend quand il y en a dans les caves des différents
propriétaires, et le bois que M. le Comte de Ségur d'Aguesseau
détaille sur sa propriété, tout le reste se transporte
ou se conduit aux divers marchés dont les plus rapprochés
sont ceux de Tarbes, Rabastens, Tournay, Bagnères de Bigorre
et Trie.
Tarbes, tant par ses foires que par ses marchés est de beaucoup
la ville la plus importante et la plus fréquentée.
Mesures locales : Les anciennes encore en usage sont
:
Le quintal ançois qui vaut 50 kilogrammes
Le char de vin, qui est compté 860 litres ou 43 bannes ;
IV. Etymologie probable du nom. Oléac
Debat
L'auteur n'en pas trouvé. Il a simplement déduit qu'Oléac
venait d'Ouleac, sans donner d'origine toponymique.
Pour Debat = placé en bas, ou du côté nord : cap
Debat
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Histoire municipale : D'après
des documents M. le Docteur Fontan de Tarbes et Mlle la Vicomtesse
de Ségur d'Aguesseau ont bien voulu mettre à notre disposition,
d'après ce que nous avons trouvé nous-mêmes dans
Larcher, Oléac Debat ne serait pas une commune très
ancienne.
Sa fondation daterait de 1470.
Page 143 de Lacher : Le terroir d'Oléac Debat était
autrefois sans habitant.
Thibaud d'Arcizans, Damoiseau, qui en était Seigneur, le vendit
à Arnaud de Tarissun, notaire de Rabastens, qui le possédait
en 1429. Celui-ci étant venu à mourir, ses enfants ne
pouvant pas payer, Pierre de Tarissan, leur oncle et tuteur, céda
leurs droits sur ce terroir, qui était sans habitants, à
Maître Bernard Darmanhac, bachelier en droit canon, qui demeurait
à Rabastens, (acte retenu le 28 avril 1463, par M. Pierre de
Sallefranque, notaire à Rabastens.
Le 3 Juin 1470, bail en fief par Sansaner d'Armagnac.
Sansaner d'Armagnaceut 2 enfants : Aimeric et Barthélémi
Le 1er Avril 1507, Barthélémi renonça en faveur
de son frère à tous ses droits, moyennant la somme de
20 écus faits, comptant par écu dix huit sols de monnaye
courante en Bigorre.
En 1507, Aimeric d'Armanhac, seigneur d'Oléac épousa
Damoiselle Marguerite de Soréac, fille de noble Arnaud de Soréac,
seigneur d'Arcisac.
Le fils d'Armeric Raymond-Arnaud d'Armanhac avec la famille d'Angos
de Boucarrés
Il se marie le 22 May 1563 avec Marye de Majoran, fille de Pierre
de Majoran, seigneur de Vieuzac
Puis en secondes noces avec Damoiselle Jane de Castelnau, dont le
fils aîné fut seigneur d'Horgues.
Voir, pour les seigneurs d'Oléac, les pages 143 à 159
de Larcher
Là, s'arrête le brouillon de monographie
de M. DARRÉ père
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Renseignements biographiques sur
- Raymond Joseph Paul, Comte de Ségur d'Aguesseau
Ancien représentant des Hautes-Pyrénées
Ancien sénateur du Second Empire
Commandeur de la Légion d'Honneur, et de l'Ordre de Pie IX
??
- né à Paris, le 18 Février 1803
- décédé à Oléac Debat, le 13 Février
1889.
+++++++++
- Fils du Comte Philippe-Paul de Ségur
- Arrière petit-fils du Maréchal Marquis de Ségur,
ministre de Guerre sous Louis XVI.
- Arrière petit-fils du Chandelier d'Aguesseau, par son père
- Petit-fils, par sa mère, du Comte de Ségur, ancien
ambassadeur de France en Russie
- Frère puiné de M. le Comte de Ségur, ancien
pair de France, et de M. le Comte de Ségur de Lamoignon, ex
pair de Fc
- Oncle de Monseigneur de Ségur et du Marquis de Ségur
- Neveu du Général de Division Comte de Ségur,
ancien pair de France, membre de l'Académie Française
- Neveu de M. le Comte de Molé, ancien ministre, membre de
l 'Académie Française
- Arrière petit neveu de l'illustre Lamoignon de Malesherbes,
cousin du Général Marquis de Lafayette
.
- Commença ses études de droit à Paris en 1819
; interrompues pour maladies ; terminées en 1825 à Aix.
- Avocat stagiaire à la Cour Royale de Paris (1827-1828)
- 1829. Auditeur au Conseil du Contentieux
- Substitut du Procureur du Roi à Rambouillet
- Mars 1830. Substitut du Procureur Général près
la Cour Royale d'Amiens
- Août 1830. Substitut du Procureur du Roi à Paris
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- 1833 - appelé à la Préfecture des Hautes-Pyrénées
- 1835 à 1837 - Préfet du Lot
- Chevalier de la Légion d'Honneur par Thiers
- Août 1837 - Sur sa demande est de nouveau nommé dans
les Hautes-Pyrénées
- Sa conduite indépendante aux élections générales
de 1837 le fit destituer
- 1838 - se consacre à l'éducation des enfants issus
de son 1er mariage ?
- Il avait épousé à Rome en 1825, la fille du
Général Sictchine ??, ancien Gouverneur de Saint Pétersbourg,
décédée à Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées)
le 15 Juillet 1836.En 1839 et 1842, il se présenta dans l'Orne
contre M. de Tracy, et ne fut pas élu pour quelques voix.
- En 1848, échec identique dans les Hautes-Pyrénées,
contre Deville (550 V)
- En Mai 1849, élu à la tête des représentants
des Hautes-Pyrénées.
- Après le coup d'Etat du 2.12.1851, il fut sénateur
jusqu'à la chute de l'Empire en 1870.
- A partir de cette époque, vit retiré dans son domaine
d'Oléac Debat.
- Il eut 4 enfants de son second mariage avec la princesse Valentine
Lubomirska (née à Dresde le 12 Mars 1817, décédée
à Oléac, le 30 Janvier 1889) issus de l'une des plus
anciennes et des plus illustres familles de Pologne.
- Sur une croix érigée à Oléac, on peut
lire l'inscription suivante :
- " Donnée par Elisabeth de Ségur d'Aguesseau,
en reconnaissance de la sépulture offerte par les habitants
de la commune d'Oléac Debat, à son opère et à
sa mère le Comte et la Comtesse de Ségur d'Aguesseau,
dans cette église, le jeudi de la Passion 11 Avril 1889. "
- Elisabeth de Ségur d'Aguesseau, née à Parie
le 13 Juin 1847
- Morte à Lourdes le 34 Février 1930
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| Copie
du texte: Janine Cénac |
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Amicale des Bigourdans de Paris
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