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Ces poètes libres et fiers
qui chantent leur " terre d’oc dans la plus pure
langue d’oïl "
Michel
ABADIE
Né le 10 septembre
1866 à Ayzac-Ost, décédé le 15 décembre
1922.
Instituteur à Bourges en 1885, puis journaliste
et de retour dans les Pyrénées, il fonde une revue
" La fraternité littéraire ".
En 1886 l’académie du Cher le met en demeure
de choisir entre l’enseignement et le journalisme.
Le besoin de sécurité matérielle
a prévalu dans sa décision contre ses aspirations
littéraires.
Il occupe comme instituteur adjoint des postes de
1885 à 1892 à Bourges et à Vierzon.
J’ai le triste regret des âmes éxilées
Loin du riant pays d’où nous sommes natifs.
Et je promène mes doux pensers maladifs
Dans les hameaux heureux des natales vallées.
Extrait du poème Nostalgie (recueil Sanglots
d’extase 1891)
En 1892 il se marie à Chavignol avec une institutrice,
Mathilde Fouchard.
Moi je chante dans mon vallon, en souhaitant
Que dans chaque vallon, un coq en fasse autant.
BIBLIOGRAPHIE :
Poésie
Le Mendieur
d’azur (1888)
Sanglots
d’extase (Léon Vanier, 1891)
Le Paris
qu’on pleure (1895)
La voix
de la montagne (Bibliothèque artistique et littéraire,
1897)
L’Angélus
des sentes (1897)
L’hymen
de la forêt (1905)
Le coeur
de la fôret (Sansot, 1910)
Oeuvres non publiées
La couronne
d’Asphodèles
Les odes
héroïques
Les yeux
pleins d’étoiles
Les odes
d’aurore
Poésies en
langue d’oc
Pecats
de Youènésso (1887)
Anthologie
Anthologie
des instituteurs-poètes (1897)
Prose
Jours
de tendresse (1903)
Lettres
sur les mystères de la vie (Editions d’aujourd’hui, 1923)
Isidore
DUCASSE (dit) comte de LAUTREAMONT
Né
le 4 avril 1846 à MONTEVIDEO, décédé
le 24 novembre 1870 à PARIS
Fils
d’un diplomate français en Uruguay, il fit ses études
secondaires aux lycées de Tarbes et de Pau, puis à
Paris pour préparer l’Ecole polytechnique.
Il mourut
de façon restée mystérieuse à vingt
quatre ans, pendant le siège de Paris.
Cette
poésie de révolte fait de lui le précurseur
de la révolution littéraire du XXème siècle.
BIBLIOGRAPHIE
:
Poésie
Les chants
de Maldoror (Lacroix et Verboeckhoven, Bruxelles, 1869)
Poésies
1 (Balitout, éditeur, Paris, 1870)
Poésies
2 (Balitout, éditeur, Paris, 1870)
Jules
LAFORGUE
Né
le 16 août 1860 à MONTEVIDEO, décédé
le 20 août 1887 à PARIS
Son père
Charles né à Tarbes en 1834, émigré
en Uruguay à l’âge de huit ans avec ses parents, instituteur
il créa un lycée où il connut la mère
de Jules, Pauline, Ernestine, Emilie LACOLLEY, originaire du Havre,
qui mourut en lui donnant le jour.
Sa soeur
née le 1er janvier 1862, elle aussi à Montevideo,
première fille de cette famille qui allait compter onze enfants.
En 1866
son père décida de quitter l’Uruguay pour la France.
Installés rue Abbé Torné à Tarbes, il
constata la grande difficilté d’entretenir toute la famille
en France, il retourne en Uruguay en laissant en janvier 1969 à
Tarbes Emile et Jules au lycée avec pour correspondants ses
cousins DARRE, boulangers.
Après
des études secondaires à Tarbes, Jules fréquente
à Paris les milieux littéraires, se liant avec Charles
Gros et devient grâce à Paul Bourget, le lecteur attitré
de l’impératrice Augusta de Prusse à Berlin (1881-1886).
Passé maître du vers libre, il retourne à Paris
où il semarie et meurt quelques mois plus tard de tuberculose.
BIBLIOGRAPHIE
:
Poésie
Les Complaintes
(Léon Vanier, éditeur, Paris, 1885)
L’invitation
de Notre Dame la Lune (Léon Vanier, éditeur, Paris,
1886)
Le Concile
féérique (La Vogue, Paris, 1886)
Moralités
légendaires (Librairie de la Revue indépendante,
Paris, 1887)
Les derniers
vers (édités par E. Dujardin et F. Fénéon
imprimerie Deslis, Tour, 1890)
Prose
Berlin,
la cour et la ville (Editions de la Sirène, 1922)
Lettres
à un ami, 1880-1886 (Editions du Mercure de France, Paris,
1941)
Stéphane
Vassiliev (P. Cailler, éditeur, 1946)
Joseph
POMES
Né
le 9 septembre 1883, décédé le 23 mai 1928
BIBLIOGRAPHIE
:
Poésie
Albert
(Editions Figuières, Paris, 1919)
La mousse
du rocher (Editions Fauconnier, Paris, 1921)
Le bouquet
d’immortelles (Imprimerie Péré, Bagnères
de Bigorre, 1922)
Les cahiers
d’un poète (Imprimerie Péré, Bagnères
de Bigorre, 1924)
Le leg
de la flûte (Editions Chiberre, Paris, 1925)
Le banc
de pierre (Mercure de France, Paris, 1927)
Frédéric
SOUTRAS
Né
le 19 mars 1815, décédé le 17 octobre 1884
BIBLIOGRAPHIE
:
Poésie
Les pyrénéennes
(1856)
Les sommets
vierges (1866)
Le chant
des explorateurs pyrénéens (1868)
Les échos
de la montagne (1873)
Voyages
Les Pyrénées
illustrées (1858)
Guide
des établissements thermaux des Hautes et Basses-Pyrénées
et de la Haute-Garonne, suivi d’un coup d’oeil rapide sur les thermes
de l’Ariège et des Pyérénées-Orientales
(1858)
Recherches historiques
Dans
le cadre de la Société Ramond :
Ramond
et les Pyrénées (1866)
Le ramadir
(1868)
Bibliographie
: Pyrénéns et moeurs béarnaises (1873)
Archéologie
pyréneenne (1875)
Un procès
criminel à Bagnères en 1325 (1882)
Fors
et coutumes de Bagnères de Bigorre (1882 en collaboration
avec le Dr Dejeanne)
Règlement
municipal de Bagnères de Bigorre (1883 en collaboration
avec le Dr Dejeanne)
Dans
le cadre des Conférences Publiques de Bagnères
:
Ronsard
à la Cour de Gaston Phorbus (1868)
Articles nécrologiques
François
Soubies (1869)
Eugène
Cordier (1870)
Costallat
(1871)
Laurent
TAILHADE
Né
le 16 avril 1854 à Tarbes, décédé le
1er novembre 1919
Né
au 19 de la rue du Vieux Bourg (rue Brauhauban) à quelques
portes du lieu de naissance de Théophile Gautier.
BIBLIOGRAPHIE
:
Le jardin
des rêves (Lemerre, 1880)
Un dizain
de sonnets (Lemerre, 1882)
Au pays
du mufle (Vanier, 1891; Editions de la Plume, 1894)
Vitraux
(Vanier, 1891, Lemerre, 1894)
Laurent
Tailhade chez le mufle - Conférence et pamphlets (Mercure
de France, 1894)
Terre
latine (Lemerre, 1897)
A travers
les groins (Stock, 1900)
Imbéciles
et gredins (La Maison d’Art, 1900)
Discours
civiques (Stock, 1901)
La touffe
de sauge (Editions de la Plume, 1901)
Le satyricon
(Fasquelle, 1902; Georges Crès et C°, 1921)
Lettres
familières (Librairie de la Raison, 1904; Ollendorf 1920)
Poèmes
aristophanesques (Mercure de France, 1904)
Trois
comédies de Plaute (Flammarion, 1905)
La noire
idole (Messein, 1907)
La feuille
à l’envers (Messein, 1909)
Pour
la paix (Messein, 1909)
Un monde
qui finit (Messein, 1910)
La corne
et l’épée (Messein, 1911)
Plâtres
et marbres (Figuière, 1912)
Poèmes
élégiaques (Mercure de France, 1913)
Les commérages
de Tybalt (Georges Crès et C°, 1914)
Les livres
et les hommes (Georges Crès et C°, 1918)
Les saisons
et les jours (Georges Crès et C°, 1918)
La douleur
(Messein, 1919)
Petit
bréviaire de la gourmandise (Messein, 1919)
Quelques
fantômes de jadis (Edition française illustrée,
1920)
Carnet
intime (Simon Kra, 1920)
Reflets
de Paris (J. Fort, 1921)
Des tragédies
d’Eschyle au pessimisme de Tolstoï (La Nouvelle Revue Critique,
1923)
La médaille
qui s’efface (Crès et C°, 1924)
Le paillasson
(Le livre, 1924)
Tailhade
intime (Mercure de France, 1924)
Epître
des hommes obscurs (La Connaissance, 1924)
Le miracle
de Saint-Guénolé (La Connaissance, collection des
bijoux typographiques, 1924)
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