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poésie
 
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Hélène

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Cette soirée s'est déroulée le 25 juin 2004 chez Victor, à l'Isard restaurant des Pyrénées, ( aujourd'hui fermé ) situé sous la Maison des Pyrénées.

Nous avons lu ce soir là des textes de Georges BORIE, auteur de deux recueils de poèmes « Toi femme divine » et « Main dans la main » (en collaboration avec Marie-Thérèse BAURENS.). Jean LAFITTE nous a expliqué sa conception de la langue Gasconne. René Chaussé nous a récité avec émotion un poème de Victor Hugo tiré des "Chatiments". L'invitée de cette année était Véronique Laporte, qui nous a présenté son recueil de poésie, et nous a fait profiter de ses talents de musicienne.

La grande absente était Hélène Aliénor qui a quitté ce monde le 25 juin. Elle ne manquait jamais ces soirées "Poésie", et elle y prenait une part fort active.

 

 


Un poème court

un poème court
qui court dans la tête
un joli discours
pour un jour de fête

quelques mots d'enfants
clamés à tue-tête
des mots triomphants
qui tonn' et tempêtent

moi qui suit maman
je vous les souhaite
tous ces chants d'amour
de nos p'tits poètes

24/10/01

Notre mère la Terre

Dans l'herbe haute, les grillons susurrent
Les eaux ruissellent en doux murmure
La nuit fraîche dissimule la vie furtive
De toute une faune secrète et craintive

Notre mère la Terre
Danse sans se lasser
La ronde perpétuelle de la création
Qui nous englobe dans son tourbillon

Nature, berceau de l'humanité
Ta vie cyclique ne cesse jamais
Soumise a des lois éternelles
Tu vis, tu survis, tu es belle

Pourtant le prédateur humain
Est source de bien des dangers
Bien des fois il enfreint
Les limites en toute impunité

Un pont par ci, un tunnel par là
Une route ou bien des barrières
Une écluse, un barrage,
Des eaux qui bougent sans crier gare

La nature es désorientée
Violentée, déroutée,
Alors soudain un homme crie
Non, il faut respecter la vie !

Et les imprudents obtempèrent
Réparent parfois les dégâts
Promettent moins de tracas
Moins de misères

Mais ils las, ces sauveteurs
Ils sont les seuls qui n'oublient pas
Que chaque être humain a une mère
Qui l'a fait naître ici-bas.

1986

 


Des bris de Vie

Le ciel es gris
des morceaux de vent
tombent sur l'onde amère
fille
mère
grand-mère
fin de vie

le film de la vie
tous les jours
s'écrit
mort
naissance
c'est fini
et c'est reparti

fête triste et fleurie
bouquet d'angoisse et de folie
assemblage multicolore
d'événements multipolaires
qui s'enchaînent sans répit

éphémères émois
galères à l'infini
colères et joies
c'est la fête de la vie

07/01/02

 

Robert Arnaut
Les Corneilles Blanches roman

Robert Arnaut nous fait partager à travers le récit d'un drame familial l'amour de ses racines montagnardes. Il décrit, le pastoralisme, la vie culturelle et matérielle en Val d'Azun. Ses personnages parlent le Gascon de nos vallées. Les Années 1898, 99 et 1900 à ARRENS sont le théâtre du retour de Guilhem parti 16 ans plus tôt en Amérique.
Éditeurs :
Le Cherche-midi Editeur (1 mars 1996) Collection : Terra Format : Broché- 367 pages
J'ai lu (29 avril 2003) Format : Poche - 411 pages

Présentation de l'éd
iteur
" Les Artigaux portent une tache. Cette tache, c'est Guilhem, l'aîné, l'absent. Guilhem parti avec le contingent de Bigorrais qui, en 1882, a fait les Amériques... Pour Pierre, cette histoire était déjà lointaine. Les traits mêmes de son frère aîné s'étaient pour ainsi dire effacés de sa mémoire. " Le jour de son départ, Guilhem est banni. Il a dérogé au code de l'honneur azunais. Jamais plus son nom n'est prononcé. Lorsqu'il revient, quinze ans plus tard, vainqueur et fortuné, sa famille pense qu'il veut acheter le pays qui l'a vu naître. Un scandale ! Considéré comme un paria, Guilhem se rebelle et affronte son frère Pierre qui, suivant la volonté du père, s'est arrogé le droit d'aînesse, devenant l'héritier des Artigaux. Pour se venger, il va lui disputer un bien encore plus précieux, Jeannette, sa promise...
Quatrième de couverture
Le jour de son départ, Guilhem est banni. Il a dérogé au code de l'honneur azunais. Jamais plus son nom n'est prononcé. Lorsqu'il revient, quinze ans plus tard, vainqueur et fortuné, sa famille pense qu'il veut acheter le pays qui l'a vu naître. Un scandale !
Considéré comme un paria, Guilhem se rebelle et affronte son frère Pierre qui, suivant la volonté du père, s'est arrogé le droit d'aînesse, devenant l'héritier des Artigaux. Pour se venger, il va lui disputer un bien encore plus précieux, Jeannette, sa promise...
L'auteur vu par l'éditeur
Producteur à Radio France, Robert Arnaut est aussi l'auteur de nombreux ouvrages dont quatre sur l'Afrique, continent qui lui tient beaucoup à cœur. Il retrouve ses racines pyrénéennes dans ce roman, le premier publié aux Éditions J'ai lu.


Marcel PERRIER naît en 1933 dans une famille nombreuse, à Ladray, commune d'Arêches-Beaufort, en Savoie. Berger depuis l'âge de raison, il a le temps de d'écouter, de regarder, de méditer, dans une nature préservée. Il devient prêtre en 1957, pour la vallée de Tarentaise, puis évêque auxiliaire de Monseigneur FEIDT, pour la Savoie de 1988 à 1999. En mai 2000 le Page Jean-Paul II le nomme évêque de Pamiers.
C'est alors la grande transhumance des Alpes vers les Pyrénées...
Entre 1984 et 1994, il publie trois recueils de poèmes, chansons, paroles et paraboles : "Chaque heure a sa clarté", "Reflets", "De jour en jour...", qui obtiennent un grand succès (25000 exemplaires en plusieurs éditions). Aujourd'hui ces trois recueils sont édités en un seul volume.


Une soirée "Poésie" a été organisée le 6 juin 2003 au Restaurant "L'ISARD" ( restaurant qui aujourd'hui n'existe plus )en commun avec les Ariégeois de Paris. Monseigneur Perrier, évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix, était présent en tant qu'auteur de livres.

-LES SOLEILS DE L’ADOUR
Frédéric PONS

Dans le Val d’Adour, des événements vont bouleverser la vie tranquille des habitants : disparitions de jeunes filles, apparition d’une communauté mystérieuse, organisation de rave-parties.
Parution, le 6 février 2003, de son deuxième roman (après Les Troupeaux du diable, prix du roman 1999 de la Vile de Toulouse).
Ce nouveau roman se situe lui aussi entre Lourdes et le Val d'Adour.
Éditions Presses de la Cité collection "Terres de France"

 

- Châteaux et Maisons nobles des Hautes-Pyrénées
de Pierre Gintrand - Éditions Val d'Adour.
Répertoire non exhaustif, (certains propriétaires
n'ayant pas souhaité y figurer ) de 114 édifices, par
secteur géographique avec photos et historique.
(en vente à la librairie de la Voûte)

- Le Randonneur "de Lourdes à Gavarnie"
de Jean Omnès (de l'Amicale des Bigourdans de Paris)
Promenades historiques, culturelles et sportives des 89
communes de Lourdes et du Lavedan.
Devrait intéresser le randonneur comme le généalogiste.
(en vente à la Maison des Pyrénées et à la librairie de la
Voûte)

-LA BIGORRE
Voici un livre doté de magnifiques photographies pour
rêver en parcourant la Bigorre.
- Bagnères-de-Bigorre et la Vallée de Campan
- Les Baronnies, Pays secrets
- Lourdes et le Lavedan
- La vallée d'Aure et le Néouvielle
Phographies : Catherine BIBOLLET
Textes : Dominique DESFORGES
Collection : L'esprit des lieux
Editions : La Renaissance du Livre
Avril 2004

Avec la participation de Georges BORIE et Monseigneur PERRIER, évêque de Pamiers.
Cette soirée organisée conjointement avec les Ariégeois de Paris (une première), s’est déroulée chez Victor, restaurant des Pyrénées, situé sous la Maison des Pyrénées.
Monseigneur PERRIER (évêque de Pamiers et non celui de Tarbes-Lourdes) est l’auteur d’un recueil de poèmes « Paroles et paraboles ».
Georges BORIE est l’auteur de deux recueils de poèmes « Toi femme divine » et « Main dans la main » (en collaboration avec Marie-Thérèse BAURENS.).
Autres intervenants :
- Jean LAFITTE (Béarnais) nous a raconté de succulentes histoires et anecdotes dans un gascon parfait, puisqu’il enseigne le Gascon à la Maison des Pyrénées Atlantiques (les basses) à tous les Gascons de la capitale désireux de conserver les diverses variantes de notre belle langue
- Bruno BETTIG nous a lu des poèmes de Françoise VOLLEREAUX, (instigatrice de ces « Soirées poésie » avec Georges BORIE et bien trop tôt disparue), ainsi qu’un poème de François BORREIL sur Arcizans-Avant, tiré du recueil « Mes sentiers poétiques »
Suivis de diverses lectures ariégeoises, cette soirée fort réussie sera renouvelée avec les Ariégeois et pourquoi pas avec le concours d’autres associations pyrénéennes à Paris (Basques, Catalans etc.) (voir photos)
les photos

 

-Georges Borie est né le 28 mars 1939 à Séméac, banlieue Tarbaise des Hautes-Pyrénées. Professeur de gym, animateur des clubs de gym de Burg, Montastruc, Laméac et Aubarède, membre du groupe folklorique "Eths Esclops", est surtout président du club "Mouvance poétique de Bigorre". Après 60 années de dévouement quotidien, il prépare actuellement une retraite bien méritée. Généreux, il écrit pour faire passer un message de solidarité, de tolérance, et de justice. Il est l'auteur de deux recueils de poésie dont voici un extrait:
MA BIGORRE,

Ma Bigorre ma terre natale,
Rayonne à l'égal d'un astre,
Avec son Pic du Midi majestueux,
Tel le roi de la montagne.
Mon regard scrute l'horizon,
J'aperçois dans la plaine ondulée
Le tracé de l'Adour aux flots limpides,
Qui descend entre nos forêts et vallées,
Laissant le Cirque de Garvanie
Avec ses neiges éternelles,
Je poursuis mon voyage,
Porté et bercé par l'Adour,
Je parviens dans nos belles prairies
Toutes verdoyantes et fleuries.
Mes yeux sont émerveillés
Devant tant de beauté,
Un dernier clin d'oeil
A nos vignes, nos champs de blé et de maïs
De cette bonne terre de Bigorre.
Je suis bigourdan et fier de l'être,
Né en Bigorre de souche bigourdane,
Je souhaite y être enseveli.

Vive ma belle Bigorre

L'EVEIL DE LA FORET

Dès l'aube s'éveille sa Majesté la forêt,
Où se mêlent les arbres de toutes espèces,
Aux silhouettes élégantes,
Et d'où émane un grand silence.
Dès que le soleil pointe à l'horizon,
Ses rayons percent les secrets du bois,
Aux multiples couleurs.
Soudain, dans ce bleu d'azur,
Eclate le gazouillis des oiseaux,
Qui célèbrent une fête.
Au pied de la colline, s'écoule le ruisseau,
Breuvage des fleurs et de la verdure,
Qui embaument la vallée.
A la lisière humide de la rosée de la nuit,
Pâture un troupeau de bovins.
Une brise légère joue avec les branches,
Qui se courbent gracieusement,
Comme pour nous saluer à notre passage.
Les feuilles,dans les chutes,
Forment un tapis,
Qui craque sous nos pas veloutés.
Mais insensibles à ces crissements,
Nous poursuivons notre route vers l'orée du bois.

   
LA REVOLTE DU POETE

Une plume, une feuille,
Me voilà parti dans les rêves.
Ma plume prend son envol
Et m'entraîne loin de tout regard.
Alors je décris les faiblesses de l'humanité,
Mon sang bouillonne dans mes veines
A la vue de toute cette injustice.
Car Dieu a créé l'homme pour faire le bien,
Mais par orgueil et vanité, il détruit tout.
Il se croit tout puissant, invincible,
Il pense que sa force et son intelligeance
Son le reflet de l'âme,
Mais la grandeur et la bonté de l'homme
Ne se mesurent pas par la taille mais par le coeur.
Lorsqu'il aura compris cela,
Nous pourrons dormir sans peur.


PRIERE AU ROCHER

Toi le rocher, entends mon appel:
Pourquoi toujours parler aux femmes
Qui ne comprennent pas toujours,
Alors que toi, rocher, l'immortel,
Tu m'écoutes et me comprends.

Quand je suis triste et que je pleure,
Je cherche une réponse à ma peine.
Rocher, tu me regardes en silence,
Tu ne ris ni ne te moques de moi,
Tu ne me juges ni ne me blâmes.

Tu m'observes discrètement,
Tu écoutes mes aveux et gardes mes secrets,
Comme tu l'as déjà fait.
Rocher, reste tel que tu es,
Impérial, pur et serein.



Deux recueils de poésie:
Toi, Femme divine
Main dans la main (Avec Marie-Thérèse BAURENS)

D’origines corse et champenoise, Françoise VOLLEREAUX est née à Paris où elle a fait ses études, du Lycée Fénelon à la Sorbonne. Titulaire d’une licence de lettres et d’une maîtrise de linguistique, elle a consacré sa vie professionnelle à la langue et à la littérature française qu’elle a enseignés comme professeur de lettres dans les V° et XIII° arrondissements. Parallèlement elle n’a cessé d’écrire et de s’exprimer à travers des poésies.

Dans Passagère du temps, elle nous offre des poèmes nés d’émotions esthétiques liées au passage des saisons, à la beauté des paysages, souvent ceux du Morvan où elle séjourne régulièrement dans sa maison de campagne proche de Château-Chinon, ou d’émotions liées aux sentiments, aux joies, aux deuils qui ont jalonné sa vie.

Mais de son temps, elle est aussi le témoin et, dans ce recueil, elle évoque également des événements contemporains qui l’ont captivée, émue et, parfois révoltée.

 

Ce sont ces émotions qu’elle souhaite partager avec les lecteurs qui voudront bien la suivre dans ce voyage.

Dans Les yeux ouverts, son dernier ouvrage, elle continue à nous inviter à partager sa vision du monde. Et si la réalité lui a semblé parfois insupportable en cette fin du XXème siècle, si la fuite du temps demeure toujours aussi douloureuse

...Puisque le temps qui passe
Ravage ce qu’on aime

Et puisqu’au temps rien ne survit...

il reste que, grâce au rêve, on arrive à accepter l’inacceptable.

Françoise VOLLEREAUX, a cessé toute activité pédagogique, mais persiste à garder " les yeux ouverts " sur les temps présents.

Ces deux recueils ont été édités par les Editions " Lettres du Monde " en 1997 pour le premier et en 2000 pour le second.

LETTRES DU MONDE 142, Faubourg Saint-Antoine 75012 PARIS (Tél. : 01.43.46.70.96, Fax : 01.43.43.42.34)

Une question se pose : mais où sont les Pyrénées?

J’y viens, dans le premier ouvrage page 25, Françoise VOLLEREAUX de passage en août 1993 dans nos chères Pyrénées et plus précisément en " LAVEDAN " y a écrit un magnifique poème que je vous laisse découvrir.


PYRENEES

Le sommet tourmenté zèbre la brume
Et la déchire
Attentif à l’anéantir,
Mais il y dérive et chavire
Et la montagne, phagocytée,
Se dissout en lueur blafarde...
La panne pâle et meurtrière
L’absorbe irrémissiblement,
La dévorant sans malveillance,
Tandis que les arbustes nains
Inscrivent leur indignation
Sur le nuage évanescent
Qui, peu à peu, les élimine.
Et l’écharpe aérienne reprend
Son inexorable coulée...
La vallée à son tour naufrage
En cette anonyme blancheur
Où le versant s’est englouti.
Puis soudain la nue se fracture,
Recrachant le sommet comme un noyau d’olive
Et le pic se libère,
Vainqueur et triomphant.

Françoise VOLLEREAUX


Françoise VOLLEREAUX

Passagère du temps


Lettres du Monde

Françoise VOLLEREAUX

Les yeux ouverts


Lettres du Monde

 

Ces poètes libres et fiers qui chantent leur " terre d’oc dans la plus pure langue d’oïl "

Michel ABADIE
Né le 10 septembre 1866 à Ayzac-Ost, décédé le 15 décembre 1922.
Instituteur à Bourges en 1885, puis journaliste et de retour dans les Pyrénées, il fonde une revue " La fraternité littéraire ".
En 1886 l’académie du Cher le met en demeure de choisir entre l’enseignement et le journalisme.
Le besoin de sécurité matérielle a prévalu dans sa décision contre ses aspirations littéraires.
Il occupe comme instituteur adjoint des postes de 1885 à 1892 à Bourges et à Vierzon.
J’ai le triste regret des âmes éxilées
Loin du riant pays d’où nous sommes natifs.
Et je promène mes doux pensers maladifs
Dans les hameaux heureux des natales vallées.
Extrait du poème Nostalgie (recueil Sanglots d’extase 1891)
En 1892 il se marie à Chavignol avec une institutrice, Mathilde Fouchard.
Moi je chante dans mon vallon, en souhaitant
Que dans chaque vallon, un coq en fasse autant.


BIBLIOGRAPHIE :

Poésie

Le Mendieur d’azur (1888)

Sanglots d’extase (Léon Vanier, 1891)

Le Paris qu’on pleure (1895)

La voix de la montagne (Bibliothèque artistique et littéraire, 1897)

L’Angélus des sentes (1897)

L’hymen de la forêt (1905)

Le coeur de la fôret (Sansot, 1910)

Oeuvres non publiées

La couronne d’Asphodèles

Les odes héroïques

Les yeux pleins d’étoiles

Les odes d’aurore

Poésies en langue d’oc

Pecats de Youènésso (1887)

Anthologie

Anthologie des instituteurs-poètes (1897)

Prose

Jours de tendresse (1903)

Lettres sur les mystères de la vie (Editions d’aujourd’hui, 1923)

 

Isidore DUCASSE (dit) comte de LAUTREAMONT

Né le 4 avril 1846 à MONTEVIDEO, décédé le 24 novembre 1870 à PARIS

Fils d’un diplomate français en Uruguay, il fit ses études secondaires aux lycées de Tarbes et de Pau, puis à Paris pour préparer l’Ecole polytechnique.

Il mourut de façon restée mystérieuse à vingt quatre ans, pendant le siège de Paris.

Cette poésie de révolte fait de lui le précurseur de la révolution littéraire du XXème siècle.

BIBLIOGRAPHIE :

Poésie

Les chants de Maldoror (Lacroix et Verboeckhoven, Bruxelles, 1869)

Poésies 1 (Balitout, éditeur, Paris, 1870)

Poésies 2 (Balitout, éditeur, Paris, 1870)

 

Jules LAFORGUE

Né le 16 août 1860 à MONTEVIDEO, décédé le 20 août 1887 à PARIS

Son père Charles né à Tarbes en 1834, émigré en Uruguay à l’âge de huit ans avec ses parents, instituteur il créa un lycée où il connut la mère de Jules, Pauline, Ernestine, Emilie LACOLLEY, originaire du Havre, qui mourut en lui donnant le jour.

Sa soeur née le 1er janvier 1862, elle aussi à Montevideo, première fille de cette famille qui allait compter onze enfants.

En 1866 son père décida de quitter l’Uruguay pour la France. Installés rue Abbé Torné à Tarbes, il constata la grande difficilté d’entretenir toute la famille en France, il retourne en Uruguay en laissant en janvier 1969 à Tarbes Emile et Jules au lycée avec pour correspondants ses cousins DARRE, boulangers.

Après des études secondaires à Tarbes, Jules fréquente à Paris les milieux littéraires, se liant avec Charles Gros et devient grâce à Paul Bourget, le lecteur attitré de l’impératrice Augusta de Prusse à Berlin (1881-1886). Passé maître du vers libre, il retourne à Paris où il semarie et meurt quelques mois plus tard de tuberculose.

BIBLIOGRAPHIE :

Poésie

Les Complaintes (Léon Vanier, éditeur, Paris, 1885)

L’invitation de Notre Dame la Lune (Léon Vanier, éditeur, Paris, 1886)

Le Concile féérique (La Vogue, Paris, 1886)

Moralités légendaires (Librairie de la Revue indépendante, Paris, 1887)

Les derniers vers (édités par E. Dujardin et F. Fénéon imprimerie Deslis, Tour, 1890)

Prose

Berlin, la cour et la ville (Editions de la Sirène, 1922)

Lettres à un ami, 1880-1886 (Editions du Mercure de France, Paris, 1941)

Stéphane Vassiliev (P. Cailler, éditeur, 1946)

 

Joseph POMES

Né le 9 septembre 1883, décédé le 23 mai 1928

BIBLIOGRAPHIE :

Poésie

Albert (Editions Figuières, Paris, 1919)

La mousse du rocher (Editions Fauconnier, Paris, 1921)

Le bouquet d’immortelles (Imprimerie Péré, Bagnères de Bigorre, 1922)

Les cahiers d’un poète (Imprimerie Péré, Bagnères de Bigorre, 1924)

Le leg de la flûte (Editions Chiberre, Paris, 1925)

Le banc de pierre (Mercure de France, Paris, 1927)

 

Frédéric SOUTRAS

Né le 19 mars 1815, décédé le 17 octobre 1884

BIBLIOGRAPHIE :

Poésie

Les pyrénéennes (1856)

Les sommets vierges (1866)

Le chant des explorateurs pyrénéens (1868)

Les échos de la montagne (1873)

Voyages

Les Pyrénées illustrées (1858)

Guide des établissements thermaux des Hautes et Basses-Pyrénées et de la Haute-Garonne, suivi d’un coup d’oeil rapide sur les thermes de l’Ariège et des Pyérénées-Orientales (1858)

Recherches historiques

Dans le cadre de la Société Ramond :

Ramond et les Pyrénées (1866)

Le ramadir (1868)

Bibliographie : Pyrénéns et moeurs béarnaises (1873)

Archéologie pyréneenne (1875)

Un procès criminel à Bagnères en 1325 (1882)

Fors et coutumes de Bagnères de Bigorre (1882 en collaboration avec le Dr Dejeanne)

Règlement municipal de Bagnères de Bigorre (1883 en collaboration avec le Dr Dejeanne)

Dans le cadre des Conférences Publiques de Bagnères :

Ronsard à la Cour de Gaston Phorbus (1868)

Articles nécrologiques

François Soubies (1869)

Eugène Cordier (1870)

Costallat (1871)

 

Laurent TAILHADE

Né le 16 avril 1854 à Tarbes, décédé le 1er novembre 1919

Né au 19 de la rue du Vieux Bourg (rue Brauhauban) à quelques portes du lieu de naissance de Théophile Gautier.

BIBLIOGRAPHIE :

Le jardin des rêves (Lemerre, 1880)

Un dizain de sonnets (Lemerre, 1882)

Au pays du mufle (Vanier, 1891; Editions de la Plume, 1894)

Vitraux (Vanier, 1891, Lemerre, 1894)

Laurent Tailhade chez le mufle - Conférence et pamphlets (Mercure de France, 1894)

Terre latine (Lemerre, 1897)

A travers les groins (Stock, 1900)

Imbéciles et gredins (La Maison d’Art, 1900)

Discours civiques (Stock, 1901)

La touffe de sauge (Editions de la Plume, 1901)

Le satyricon (Fasquelle, 1902; Georges Crès et C°, 1921)

Lettres familières (Librairie de la Raison, 1904; Ollendorf 1920)

Poèmes aristophanesques (Mercure de France, 1904)

Trois comédies de Plaute (Flammarion, 1905)

La noire idole (Messein, 1907)

La feuille à l’envers (Messein, 1909)

Pour la paix (Messein, 1909)

Un monde qui finit (Messein, 1910)

La corne et l’épée (Messein, 1911)

Plâtres et marbres (Figuière, 1912)

Poèmes élégiaques (Mercure de France, 1913)

Les commérages de Tybalt (Georges Crès et C°, 1914)

Les livres et les hommes (Georges Crès et C°, 1918)

Les saisons et les jours (Georges Crès et C°, 1918)

La douleur (Messein, 1919)

Petit bréviaire de la gourmandise (Messein, 1919)

Quelques fantômes de jadis (Edition française illustrée, 1920)

Carnet intime (Simon Kra, 1920)

Reflets de Paris (J. Fort, 1921)

Des tragédies d’Eschyle au pessimisme de Tolstoï (La Nouvelle Revue Critique, 1923)

La médaille qui s’efface (Crès et C°, 1924)

Le paillasson (Le livre, 1924)

Tailhade intime (Mercure de France, 1924)

Epître des hommes obscurs (La Connaissance, 1924)

Le miracle de Saint-Guénolé (La Connaissance, collection des bijoux typographiques, 1924)