Au numéro 48 de l’avenue
Marceau, à trois rues des Champs Elysées, sa
galerie est agencée comme une maison de famille par
Annie son épouse, sa muse, son mécène.
Marc, l’artiste, le maître,
est là, le sourire dans la fente de ses yeux.
Son visage, resté dans la soixantaine, dessine la bonté,
l’intelligence, la tolérance.
La conviction de l’âme ne donne pas des rides.
Il vous regarde avec la considération,
la simplicité et l’assurance faites de l’éducation
mais il sait. Il a trop de finesse, de perspicacité
pour laisser passer les choses.
Il le dit sur ses toiles, avec une assurance puissante qui
plaque les lignes, les couleurs, le mouvement.
La passion et le travail se dominent
pour organiser les ocres, les verts et les bleus sur les toiles
concrètes.
Ses paysages sont ceux du monde universel.
Les eaux, les façades, les brumes, les reliefs, les
saisons que ce soit d’Italie, de Corse, d’Asie
ou de Norvège nous parlent d’un vécu rencontré,
pas si loin.
Les hommes militaires, en défilé,
à cheval ou en porte drapeaux cadencent fièrement
l’ordre et la paix approuvés, après les
autres guerres, celles d’avant celle-ci.
Ses bouquets explosent de fleurs des
jardins, dissipées de fleurs de transparence poussées
sur l’art de composer.
D ‘ailleurs, la raideur de l’orchidée blanche,
en pot sur la desserte, rend, par complexe ou innocence, ces
bouquets accrochés encore plus pétulants de
cette légèreté contenue, indomptée
par le trait.
Les femmes ont une place, sans lutte
ni souffrance, regard ou silhouette assurés dans la
rue, pour la fête ou apprendre la vie.
Annie, votre mari les voit belles, décidées,
élégantes du dehors, volontaires du dedans…comme
vous l’êtes.
La force des toiles de Marc Cénac
leur vient de cette finition aérienne qui classe ses
tableaux. Cette impertinence du trait de dernière heure
soulage sa peinture, travaillée jusqu’à
la perfection.
Il sculpte aussi,. Ses formes sont assurées.
Le regard passe la main sur l’arrondi cubiste de ses
bronzes verts bleuté positionnés sans mollesse,
sans compromis, pour la tendresse, la rêverie, la médiation,
le travail, l’avenir.
Il fait, volontaire, avec l’aisance des simples…je
veux dire de ceux qui reconnaissent à chaque jour le
bonheur pour avoir su passer celui de la veille et désirer
celui du lendemain.
Solide Marc Cénac, énergique,
auprès de son épouse, la vie dans les yeux,
l’avenir dans les autres, avec ses 83 ans.
Anne Marie David-Serres de Juillan
Mars 2003
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Exposition du 6 mars au 26 avril
2003 48, avenue Marceau 75008 –Paris
Tél 01 47 20 21 28 – fax 01 45 78 00 06
info@cenac fondation.com
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